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Lancia

🚗 Lancia : une histoire d'automobile

Les débuts (1906–1940)

Lancia est fondée à Turin le 27 novembre 1906 par Vincenzo Lancia, pilote et essayeur chez Fiat  Très vite, la marque se distingue par son avant-gardisme technique :

  • Lambda (1922) : première voiture de série à caisse autoportante et moteur V4
  • Theta (1913) : pionnière de l'équipement électrique complet
  • Aprilia (1937) : dessinée en soufflerie, précurseure de l'aérodynamique

L'âge d'or (1950–1970)

L'Aurelia (1950) est une légende : premier V6 de série au monde, avec une ligne signée Pininfarina. La Flaminia puis la Fulvia (coupé à traction avant et V4 étroit) consolident la réputation d'élégance et d'ingénierie raffinée. En 1969, face à des difficultés financières, Lancia est rachetée par Fiat.

🏆 La légende des rallyes

C'est le domaine où Lancia a marqué l'histoire : la marque détient le record de victoires et de titres en championnat du monde des rallyes 

Stratos HF (années 1970) : première voiture conçue spécifiquement pour le rallye

  • 037 Rally (1983) : dernière propulsion titrée en WRC face aux Audi 4 roues motrices
  • Delta Integrale : six titres constructeurs consécutifs, de 1987 à 1992

Le déclin (1970–2020)

Les années 1970 sont marquées par le scandale de la Beta (problèmes de corrosion qui ruinent la réputation). La marque se replie progressivement sur l'Italie, réduite presque à la seule Ypsilon, tandis que la gamme s'étiole (Thesis, Musa, Delta III sont des échecs commerciaux).

La renaissance Stellantis

Depuis la fusion FCA-PSA en 2021, Lancia appartient à Stellantis fait l'objet d'un plan de relance ambitieux :

  • Nouvelle Ypsilon (2024) : le grand retour, déclinée en version électrique
  • Gamma : crossover présenté en mai 2026, produit à Melfi sur la plateforme STLA Medium, avec des versions hybrides et électriques jusqu'à 375 ch 
  • Un retour progressif prévu sur d'autres marchés européens, avec la Delta en vue

Une marque culte, donc — entre innovation technique, palmarès sportif unique et come-back en cours.

Lancia EpsilonEpsilon

1911-1912

 

 

Labourier

Labourier D22D22  

 

Lada

L'histoire de Lada 🚗

Les origines : un projet soviéto-italien (1966-1970)

Lada est la marque du constructeur russe AvtoVAZ (à l'origine VAZ, « Usine automobile de la Volga »). En 1966, l'URSS signe un accord avec Fiat pour construire une gigantesque usine à Togliatti (ville nommée en l'honneur du dirigeant communiste italien Palmiro Togliatti), réplique du site Fiat de Mirafiori à Turin. Le nom « Lada » — celui d'un petit bateau de la Volga, figurant dans le logo — a été choisi pour l'exportation, plus facile à prononcer que « Jigouli » 

Le succès : la « Kopeika » et la gamme classique

La première voiture, la VAZ-2101 (1970), est dérivée de la Fiat 124 mais avec plus de 800 modifications : garde au sol rehaussée, chauffage renforcé et châssis durci pour les routes et l'hiver soviétiques. Surnommée « Kopeika » (le kopeck, pour son prix modique), elle est élue voiture russe du siècle en 1999 et vendue à plus de 2 millions d'exemplaires  La gamme s'étend (2103, 2106, 2105/2107) : la 2106, produite à 4,4 millions d'exemplaires jusqu'en 2005, est considérée comme la voiture russe la plus populaire de l'histoire En France, la 1200 est importée dès 1973 par Jacques Poch, vendue 10 % moins cher que la Fiat 124 

La Niva, un pionnier

Lancée en 1977, la Niva est révolutionnaire : 4x4 compact à quatre roues motrices permanentes et carrosserie monocoque, des années avant les SUV modernes . Elle domine le marché du 4x4 en Europe jusqu'à la fin des années 1990, sert sur le chantier de l'Eurotunnel en 1991, et s'illustre en rallye-raid (podiums au Dakar avec l'écurie Lada-Poch, champions du monde de la discipline)

La Samara, puis le déclin en Europe

La Samara (1985), compacte à traction avant, connaît un franc succès en Europe occidentale avant le retrait des marchés européens à la fin des années 1990 La Lada 110 (1995) et la Kalina (2004) tentent de moderniser la marque, mais les ventes françaises s'effondrent (45 Priora vendues en France en 2010 

L'ère Renault-Nissan

Renault entre au capital en 2008 (25 % pour un milliard de dollars), puis l'Alliance Renault-Nissan prend le contrôle (50,01 % en 2014). Suivent la Granta (2011) et surtout la Vesta (2015), nouvelle berline dessinée par Steve Mattin qui relance la marque  En 2019, AvtoVAZ rachète la part de GM dans leur coentreprise et récupère les droits du nom Niva 

Depuis 2022 : retour à l'État russe

Après l'invasion de l'Ukraine, Renault cède en mai 2022 sa participation (67,69 %) pour un rouble symbolique à l'organisme d'État russe NAMI, avec une option de rachat Lada redevient la marque n°1 d'un marché russe où les constructeurs chinois ont pris une place massive (de 9 % à 63 % de parts de marché entre 2021 et 2024) La gamme actuelle s'appuie sur la Vesta, la Granta, la Niva Legend/Travel et une Largus désormais déclinée en version électrique e-Largus assemblée à Ijevsk 

Lada 15001500

1972-1984

 

 

Lagonda

Histoire de Lagonda

Lagonda est une marque britannique d'automobiles de luxe, fondée en 1906 par le Scotto-Américain Wilbur Gunn (1859–1920). Le nom vient d'une colonie shawnee près de Springfield (Ohio), lieu de naissance du fondateur — la marque débuta d'ailleurs par un tricycle motorisé en 1905. 

Les grandes étapes

  • 1906–1930s : Lagonda s'impose comme constructeur de voitures de sport de prestige. La M45R « Rapide » remporte les 24 Heures du Mans 1935 avec Johnny Hindmarsh et Luis Fontés. 
  • 1935–1940 : W. O. Bentley, parti de sa propre firme rachetée par Rolls-Royce, devient directeur technique et conçoit la Lagonda V12 (4,5 L, 180 ch, 165 km/h), produite à 189 exemplaires ; les versions « Le Mans » finissent 3e et 4e des 24 Heures 1939. 
  • Guerre : l'usine produit des lance-flammes et armes incendiaires. (
  • 1947 : l'industriel David Brown rachète Lagonda (en même temps qu'Aston Martin). Au sein du groupe Aston Martin Lagonda Ltd, la marque est réservée aux carrosseries de prestige plus « cossues » : 2.6-Litre (1948–53, 510 ex.), 3-Litre (1953–58, 270 ex.), puis la Rapide (1961–64, 55 ex.) sur base de DB4. 
  • 1974–1990 : la célèbre Aston Martin Lagonda à la carrosserie anguleuse dessinée par William Towns, à l'électronique embarquée très en avance sur son temps (et notoirement capricieuse). La Série 1 est un échec, mais les séries suivantes (645 exemplaires au total) assurent la survie financière d'Aston Martin dans les années 1980. 
  • Depuis les années 1990 : le nom survit via des prototypes (Vignale 1993, Virage Lagonda 1994, SUV 2009), puis la Lagonda Taraf (2014, V12 5,9 L) et les concepts électriques Vision Concept (2018) et All-Terrain Concept (2019), préfigurant une marque Lagonda 100 % électrique.

Anecdotes

  • Roald Dahl, amateur de voitures rapides, fait conduire à son oncle Oswald une Lagonda dotée d'un avertisseur à douze trompes jouant un air du Don Giovanni de Mozart. 
  • Dans la série Hercule Poirot, le capitaine Hastings roule en Lagonda 2 Litre de 1931 ; une LG6 Rapide de 1939 poursuit le héros dans un épisode de La Quatrième Dimension. En résumé : marque pionnière du luxe sportif britannique, victorieuse au Mans, sauvée puis absorbée par Aston Martin en 1947, Lagonda reste aujourd'hui le label « haute luxation » (berlines et SUV électriques) du groupe Aston Martin Lagonda.

Lagonda 2 Litres2 Litres

1925-

 
 

Lamborghini

Histoire de Lamborghini 🐂

Les débuts (1963)
Ferruccio Lamborghini, né en 1916 dans une famille d'agriculteurs de Renazzo (Émilie-Romagne), a fait fortune après-guerre avec sa société de tracteurs, Lamborghini Trattori, fondée en 1948. Passionné de voitures de sport (il possédait des Ferrari, Maserati et Jaguar), il se plaignait régulièrement des problèmes de fiabilité et d'embrayage de ses Ferrari à Enzo Ferrari. La légende raconte que ce dernier lui aurait répondu avec dédain qu'il n'était qu'un « fabricant de tracteurs » incapable de comprendre les voitures de sport. Ulcéré, Ferruccio décida de créer sa propre marque.

Automobili Lamborghini est fondée en 1963 à Sant'Agata Bolognese, avec une idée claire : construire des GT raffinées, fiables et performantes, en opposition à l'esprit « course » de Ferrari.

Les années fastes (1964-1972)

  • 1964 : la 350 GT, première Lamborghini, desservie par un V12 conçu par Giotto Bizzarrini.
  • 1966 : la Miura, considérée comme la première supercar moderne (V12 transversal central-arrière, dessin de Marcello Gandini chez Bertone). Elle rend la marque célèbre mondialement.
  • 1971-1974 : la Countach, au design révolutionnaire en « coins tranchants », devient une icône.

Crises et rachats successifs (1972-1998)
Ferruccio vend ses parts en 1972-1973. La marque traverse de graves difficultés (crise pétrolière, faillites successives, rachat par Georges-Henri Rossetti puis les frères Mimran en 1980). En 1987, Chrysler rachète Lamborghini et lance la Diablo (1990). En 1994, la marque passe à des investisseurs indonésiens (MegaTech).

L'ère Audi/Volkswagen (depuis 1998)
Le groupe Volkswagen (via Audi) acquiert Lamborghini en 1998. C'est le début d'une renaissance spectaculaire :

  • 2001 : Murciélago
  • 2003 : Gallardo, premier gros succès commercial (plus de 14 000 exemplaires)
  • 2011 : Aventador ; 2014 : Huracán (succès phare avec plus de 26 000 exemplaires)
  • 2018 : l'Urus, premier SUV moderne de la marque, devient le best-seller historique
  • 2023 : Revuelto, hybride rechargeable V12, pour les 60 ans de la marque

Quelques repères

  • Le taureau est l'emblème (Ferruccio était né sous le signe du Taureau) ; la plupart des modèles portent des noms de taureaux de corrida célèbres (Miura, Islero, Jalpa, Urraco, Diablo, Murciélago…).
  • Production : la marque a dépassé 10 000 voitures par an depuis 2022-2023, un record.
  • La filiale motos marines et la gamme tracteurs existent toujours, mais séparément (Lamborghini Trattori appartient au groupe SAME).

La marque est ainsi passée d'une vendetta personnelle contre Ferrari à l'un des symboles mondiaux de la supercar italienne

Lamborghini 400 GT 2+2400 GT 2+2

1966-1968

 

 

Lamera

   Lamera  20232023  

 

Land Rover

Histoire de Land Rover 🚙

1948 — La naissance. Maurice Wilks, ingénieur en chef de Rover, conçoit un véhicule tout-terrain inspiré de la Jeep Willys, sur son île de ferme à Anglesey. Le premier Land Rover Series I est présenté au salon d'Amsterdam en avril 1948. Construit avec un châssis en alliage léger (l'acier étant rationné après-guerre), il devient vite indispensable aux fermiers, militaires et explorateurs.

1958–1970 — Les Series. La Series II (1958) puis IIA (1961) affinent la formule. En 1961 apparaît une version à empattement allongé (« 109 »). Le succès est mondial, notamment dans les anciennes colonies britanniques.

1970 — Range Rover. Révolution : le premier 4x4 « de luxe », capable de tracer sur route comme en tout-terrain. Il entre au Musée du Louvre comme exemple de design industriel. Land Rover devient en 1978 une marque distincte au sein de British Leyland.

1983–1990 — Defender et Discovery. Le Land Rover 110/90 (futur Defender, nommé ainsi en 1990) perpétue la lignée d'origine. Le Discovery (1989) s'adresse aux familles. Le Range Rover deuxième génération arrive en 1994.

1994–2008 — Ère Ford. BMW rachète Rover en 1994, puis Ford acquiert Land Rover en 2000, l'intégrant à son groupe Premium Automotive (avec Jaguar). Le Freelander (1997) marque l'entrée dans le SUV compact.

2008 — Rachat par Tata. Ford vend Land Rover (et Jaguar) au groupe indien Tata Motors en 2008, donnant naissance à Jaguar Land Rover.

2010s — Modernisation. Lancement de l'Evoque (2011, succès planétaire), du Range Rover hybride, puis electrification : le Range Rover PHEV, l'Evoque et Discovery à mild-hybrid. La marque mise sur la connectivité et le luxe technologique.

2020s — Vers l'électrique. Arrêt du Defender classique en 2016 (1 an avant les 70 ans de la marque), remplacé par un nouveau Defender (2020) très réussi. En 2024, la marque entame la transition électrique annoncée sous l'ère Tata, le Range Rover Electric étant en préparation.

Points clés à retenir :

  • Né d'un besoin agricole d'après-guerre, devenu une icône mondiale du tout-terrain
  • Le Range Rover (1970) a créé à lui seul le segment du SUV de luxe
  • Détenue depuis 2008 par l'indien Tata Motors (Jaguar Land Rover)

Land Rover série IIsérie II

1958-1961

 

 

Lanz

L'histoire des tracteurs Lanz 🚜

Heinrich Lanz AG est un ancien constructeur allemand de machines agricoles basé à Mannheim. Son fondateur, Heinrich Lanz (1838–1905), industriel et inventeur, avait commencé dans les années 1860 par des ateliers de réparation et la fabrication de broyeuses à fourrage, avant de développer locomobiles et machines à vapeur. Ironie de l'histoire : en 1902, il partit aux États-Unis étudier… les machines de John Deere Le Lanz Bulldog (1921–1960)

  • 1921 : lancement du premier tracteur, le Lanz HL, début d'une série produite jusqu'en 1960 
  • Sa singularité : un moteur monocylindre deux-temps à bulbe chaud (type Akroyd), conçu par Fritz Huber, monté horizontalement. Simple, robuste, il pouvait tourner au diesel, à l'essence ou même avec des huiles combustibles de basse qualité — mais il fallait chauffer le bulbe au chalumeau et démarrer à la manivelle 
  • Plus de 220 000 unités produites : le Bulldog devint l'un des tracteurs allemands les plus populaires, au point qu'en Allemagne « Bulldog » est resté synonyme de tracteur 
  • Déclin puis rachat par John Deere en 1956, qui commercialisa les machines sous le nom « John Deere Lanz »

Modèles et copies notables

  • Lanz Alldog (1951–1957) : variante à moteur arrière avec grand plateau porte-charge au-dessus des roues avant.
  • Lanz Iberica en Espagne : 17 100 Bulldogs assemblés à Getafe entre 1956 et 1963
  • En France : le « Percheron », copie sous licence fabriquée à Colombes à partir de 1939 (environ 3 700 exemplaires) 
  • Copie australienne (KL Bulldog de Kelly & Lewis, 860 unités) et polonaise (Ursus C-45, à partir de 1947) 

Aujourd'hui, les Bulldog sont des pièces prisées des collectionneurs, et l'usine de Mannheim reste un site majeur de production John Deere en Europe.

Lanz Bulldog D9506D9506

1921-1960

 

 

Le Gui

Le Gui B2B2

1913

 

 

Le Zèbre

Le Zèbre, pionnier français de la voiture populaire 🦓

Le Zèbre est un constructeur automobile français actif de 1909 à 1931, installé à Suresnes puis à Puteaux. Il est considéré comme l'un des précurseurs de l'automobile populaire en France.

Les débuts (1909)

L'entreprise est fondée par Jules Salomon, jeune diplômé de l'École de commerce et d'industrie de Bordeaux, avec le soutien de Georges Richard (constructeur) et un financement de Jacques Bizet, fils du compositeur Georges Bizet. Le nom « Le Zèbre » viendrait d'un sobriquet donné à un commis de leur ancien employeur, réputé pour courir vite et souvent. La société, d'abord « Bizet constructions », devient la « Société anonyme des automobiles Le Zèbre » en 1911.

Le succès : la Type A

En 1909, la Type A (moteur monocylindre 5 CV, 601 cm³) est un vrai succès grâce à sa conception économique à fabriquer : vendue 3 000 francs, soit 1 000 F de moins que la moins chère de ses concurrentes. Soutenue par le célèbre journaliste automobile Baudry de Saunier, elle précède la Type B, un quatre cylindres de 10 CV vendu à seulement 6 000 F.

La Première Guerre mondiale

Légères et maniables, les voitures Le Zèbre servent d'engins de liaison dans l'armée. Dès 1915, le Ministère de la Guerre commande 40 automobiles par mois, ce qui permet à la marque de bien traverser le conflit, contrairement à beaucoup d'autres constructeurs.

Déclin et disparition

En 1917, rupture entre les fondateurs : Jules Salomon part travailler avec André Citroën (alors directeur général chez Mors), et Jacques Bizet quitte aussi l'entreprise. Certains membres de la société seront d'ailleurs à l'origine d'Amilcar. La marque produit de nouveaux modèles (Type C, D, E) sans retrouver son succès. En 1924, la Type Z, développée avec l'ingénieur anglais Harry Ricardo (célèbre pour ses travaux sur la combustion), devait apporter un renouveau, mais les ventes déçoivent. La société cesse ses activités en 1931.

Le Zèbre Type A Type A

1909-1917

 

 

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