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HAMANN - HANOMAG - HARTGE - HAUSER - HEINKEL - HEMA - HENNESSEY - HINO - HISPANO-SUIZA - HOFFMANN - HOLDER - HONGQI - HORCH - HOTCHKISS - HUMMER - HÜRLIMANN - HURTU - HYMER - HYUNDAI
Sous-catégories
Hamann
Hamann Motorsport — bref historique
Hamann Motorsport GmbH est un préparateur automobile allemand basé à Laupheim, en Bade-Wurtemberg, fondé en 1986 par Richard Hamann (1957–2011), pilote ayant plus de 20 ans d'expérience en course et triple vainqueur de la Spezial-Tourenwagen-Trophy sur BMW M1
Repères clés
- 1986 : création de l'entreprise, initialement spécialisée dans les BMW. La première réalisation est une BMW M3 (E30) turbo développant 348 ch, avec 273 km/h en pointe et 0 à 100 km/h en 5,1 s
- 1990 : présentation de la Laguna Seca II 3,5 Turbo, basée sur le 6 cylindres turbo de la BMW 745i
- 1997 : lancement de la branche « Opera Design » pour les préparations Mercedes-Benz et smart
- 2002 : élargissement du programme aux marques Mini, Range Rover et Porsche
- 2003 : déménagement dans le nouveau siège de 10 000 m² à Laupheim, près d'Ulm .
- 2011 : décès de Richard Hamann ; l'entreprise est ensuite dirigée par Marion Hamann
Activité
Hamann s'est progressivement ouvert à de nombreuses marques : Ferrari, Porsche, Lamborghini, Bentley, Land Rover, Aston Martin, Maserati, Rolls-Royce, Jaguar, Fiat… Ses préparations couvrent l'esthétique (kits carrosserie, jantes multiservices, ailerons, fibre de carbone) et la mécanique (reprogrammation moteur, échappements, freins 12 pistons, différentiels à glissement limité).
Kits notables : le Hamann Felgen (BMW M2, +50 ch) et le Hamann Nervudo (Lamborghini Aventador, +60 ch), dévoilé au salon de Genève 2014
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1977- |
Hanomag
Hanomag — histoire d'une légende industrielle allemande
Hanomag (Hannoversche Maschinenbau AG) était une entreprise allemande de Hanovre, spécialisée dans les locomotives à vapeur, les automobiles, les tracteurs, les camions et les engins de chantier.
🏭 Origines (1835–1871)
Tout commence le 6 juin 1835, quand Georg Egestorff fonde à Linden (aujourd'hui quartier de Hanovre) une fonderie et fabrique de machines. L'entreprise produit des machines à vapeur agricoles, puis sa première locomotive en 1846 pour la ligne Lehrte–Hildesheim. Après le rachat par le financier Bethel Strousberg puis sa revente, un consortium bancaire fonde le 10 mars 1871 la Hannoversche Maschinenbau AG. Hanomag devient l'un des plus grands constructeurs de locomotives d'Europe, livrant notamment la Prusse et le grand-duché d'Oldenbourg.
🚗 Automobiles et tracteurs (1905–1939)
- 1905 : début des véhicules de chantier, puis de transporteurs en 1912.
- 1924 : premier tracteur, le WD 26, et lancement des voitures de tourisme — dont la célèbre 2/10 PS surnommée « Kommißbrot » (pain de ration militaire) pour sa forme. Environ 100 000 voitures seront produites jusqu'en 1951.
- 1928 : premiers tracteurs diesel (RD 36) et retour aux bénéfices ; la division ferroviaire est cédée à Henschel à la fin des années 1920.
- 1931 : lancement de la production de camions.
- Entre 1939 et les années 1950, Hanomag est le leader allemand du tracteur agricole. =
⚔️ Seconde Guerre mondiale
Sous le régime nazi, la production bascule vers l'armement : véhicules militaires, canons antiaériens, semi-chenillés (le célèbre SdKfz 251 dit « Hanomag » par les Alliés) et, au sein du consortium MNH, le char Panther et le Jagdpanzer V. L'usine de Linden est bombardée ; le consortium est dissous en 1945.
📉 Déclin et démantèlement (années 1950–1970)
- 1951 : fin de la division automobile.
- 1952 : rachat par le groupe sidérurgique Rheinstahl, qui en fait un acteur majeur du tracteur et du camion.
- 1969 : fusion des divisions poids lourds avec Henschel → Hanomag-Henschel ; faillite dès 1970, reprise par Daimler-Benz en 1971. Les modèles sont rebadgés Mercedes-Benz et produits jusqu'en 1978.
- 1974 : la division tracteurs est vendue à Massey Ferguson.
- 🚜 La fin : de Hanomag à Komatsu (1980–aujourd'hui)
En 1980, la holding IBH de Horst-Dieter Esch absorbe Hanomag dans son ambition de créer le premier groupe mondial d'engins de chantier — l'aventure s'achève en 1984 par la faillite et un procès. L'entreprise renaît grâce aux entrepreneurs Gassmann et Papenburg, devient Hanomag AG en 1988, puis le japonais Komatsu entre au capital en 1989 et prend le contrôle total en 2002 (Komatsu Hanomag GmbH). L'usine de Hanovre produit toujours des chargeuses et des pelles sur pneus, sous le nom de Komatsu Germany GmbH depuis 2016 — le nom Hanomag a disparu, mais le mythe vit à travers les collections de tracteurs, voitures et camions restaurés.
VÉHICULES MILITAIRES
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1939-1945 |
Hartge
Histoire de Hartge 🚗
Hartge est un préparateur automobile allemand, spécialiste historique de BMW, aux côtés d'Alpina et d'AC Schnitzer.
Les débuts (1971)
Le fondateur, Herbert Hartge (1944–2025), était un pilote de course actif entre 1969 et 1983, notamment en tourisme et rallye sur des BMW (dont l'emblématique 635 CSi). En 1971, avec ses frères Andreas et Rolf, il ouvre à Merzig (Sarre, près de la frontière française) un centre de réparation automobile, la Herbert Hartge GmbH.
L'installation et la spécialisation BMW (1974)
Grâce à ses bonnes relations avec BMW, Herbert Hartge obtient le soutien technique de la marque et se lance dans le tuning moteur dès 1974. L'atelier de Merzig étant trop petit, l'entreprise déménage à Beckingen, dans des locaux spécialement construits.
La philosophie : le gros moteur dans la petite voiture
La signature de Hartge consistait à greffer des moteurs puissants issus des Série 5 et 6 dans des châssis compacts de Série 3 : la 323i RS (180 ch), la 335i E21 (moteur 3,5 L M30 de la 635 CSi, 240 ch), puis sur l'E30 les H23, H26, H27 (jusqu'à ~205 ch), avec suspensions, différentiels à glissement limité et kits carrosserie. Contrairement à Alpina, Hartge vendait aussi ses kits séparément, le rendant plus accessible. (
Statut de constructeur (1985)
En 1985, le KBA (Autorité fédérale allemande des transports) reconnaît Hartge comme constructeur automobile à part entière — une distinction rare. Depuis, chaque voiture assemblée dans ses ateliers reçoit sa propre plaque de châssis Hartge en remplacement de celle de BMW.
Séparation et diversification (1989–années 1990)
Suite à une mésentente en 1989, Andreas et Rolf quittent la société pour fonder Carlsson, le préparateur spécialiste Mercedes ! Hartge, lui, se diversifie : kits pour Mini et Range Rover, et même la préparation moteur de la Renault Safrane Biturbo au début des années 1990, contrat juteux qui permit à l'entreprise de se développer.
Le déclin
Malgré des préparations plus récentes (Série 5 F10, Série 1 E82, Série 4 F32, modèles H1 à H6 avec le « H » signature), Hartge a progressivement perdu de son aura. Ironie du sort, le petit-fils de la dynastie, Henrik Hartge, a tenté de relancer l'activité familiale Mercedes (Carlsson), elle-même passée entre des mains chinoises puis coréennes avant la faillite.
En résumé : de la petite réparerie de Merzig au statut officiel de constructeur, Hartge a marqué l'histoire du tuning BMW pendant presque 50 ans avec sa recette du gros moteur dans une caisse légère.
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1981- |
Hauser
Hauser GmbH — petit constructeur automobile allemand
L'histoire en bref :
- Fondation : le 12 mai 1997, par le Suisse Jean-Claude Hauser, ancien ingénieur passé par BBC Brown Boveri et BMW Motorsport GmbH. Le siège était d'abord à Eichenau, près de Munich, avant d'être déplacé à Munich même (Ohlauer Straße) en 2006.
- Production : elle démarre en 1999 sous la marque Hauser. La production est au repos à partir de 2012, et en 2015 Britta Hauser remplace Jean-Claude à la direction.
L'unique modèle : le Hauser H 1
- Un roadster dans l'esprit Lotus Seven : moteur à l'avant, propulsion, châssis tubulaire en acier de conception maison et carrosserie en plastique.
- Motorisations BMW 6 cylindres en ligne : de 2,5 L à 3,2 L selon les années ; la version 3,2 L développait 321 ch, pour 900 kg à vide et 241 km/h. La dernière version (2009–2011) conservait un 3,0 L de 272 ch : 0 à 100 km/h en 5,1 s, 230 km/h.
Prix : environ 124 000 DM (2000–2001), puis 65 900 € (2003–2006) et 67 000 € (2007).
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1997-2008 |
Heinkel
Heinkel et l'automobile : la Heinkel Kabine (1956–1958)
Heinkel était avant tout un grand constructeur aéronautique allemand (bombardiers He 111, premiers avions à réaction He 178 et He 280). Après 1945, interdite de production d'avions, l'entreprise se reconvertit dans les bicyclettes, vélomoteurs et scooters — notamment le célèbre scooter Heinkel Tourist
La microvoiture. Impressionné par l'Isetta vue au salon de Genève, Ernst Heinkel décida de construire sa propre microvoiture : la Heinkel Kabine, présentée en 1955 et produite à partir de mars 1956 Ses caractéristiques :
- Micro-coupé monocoque en acier à porte frontale (comme l'Isetta), avec banquette 2 places et petites places arrière occasionnelles.
- Moteur monocylindre 4 temps de 174 cm³ (puis 200 cm³), dérivé du scooter Tourist, boîte 4 vitesses.
- Modèle 150 tricar (3 roues), puis 153 (3 roues) et 154 (4 roues) fin 1956. .
- Toit en tissu ouvrant servant de sortie de secours si la porte unique se bloquai
La fin et les licences. Environ 12 000 exemplaires furent produits en Allemagne (usine de Speyer, décembre 1955 – juin 1958). À la mort d'Ernst Heinkel en 1958, la production cessa et les droits furent cédés :
- Irlande : Dundalk Engineering Company → Heinkel-I (1958–1960), assemblée dans une ancienne gare de Dundalk ;
- Argentine : Los Cedros S.A. (1959–1962) ;
- Royaume-Uni : Trojan → Trojan 200 (1960–1966), environ 6 000 exemplaires supplémentaires
;Heinkel elle-même retourna ensuite à l'aéronautique (sous-licence du F-104 Starfighter), avant d'être absorbée par VFW en 1965, puis par Messerschmitt-Bölkow-Blohm en 19 La Kabine, elle, reste aujourd'hui une bubble car très recherchée par les collectionneurs.
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1956-1958 |
Hema
🚗 Auto HEMA (constructeur automobile français)
Auto HEMA est un petit constructeur français fondé au début des années 1950 à Lyon par Henri Malartre (HEMA étant l'acronyme de son nom). Il fait partie de cette génération de fabricants artisanaux de l'après-guerre qui cherchaient à produire des voitures légères, économiques et ingénieuses, dans l'esprit des cyclecars d'avant-guerre — simples mécaniques, châssis légers, petites séries et prototypes de voitures de tourisme et de sport. Malartre, grand passionné d'automobiles, conserva certains exemplaires et devint plus tard le fondateur du Musée de l'Automobile de Lyon (Rochetaillée-sur-Saône). Aujourd'hui, les Auto HEMA sont des raretés de collection, très recherchées des amateurs d'automobilie
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1982 |
Hennessey
🏎️ Histoire de Hennessey Performance
Les débuts (1991) — John Hennessey, passionné de course, fonde Hennessey Performance Engineering (HPE) à Sealy, au Texas. Tout commence avec sa propre Mitsubishi 3000GT VR4 modifiée pour la course de côte de Pikes Peak : les médias et les premiers clients s'intéressent à ses préparations.
L'ère Dodge Viper (années 1990-2000) — HPE se fait un nom mondial avec ses préparations Venom sur la Dodge Viper : Venom 500, 650R, puis les Viper twin-turbo de 1 000+ ch au milieu des années 1990. La Venom 1000 Twin Turbo (2005) dépasse les 400 km/h. Ces transformations attirent l'attention de MotorTrend, Car and Driver, Top Gear et Road & Track.
La Venom GT (2010-2017) — Hennessey passe du statut de préparateur à quasi-constructeur : châssis de Lotus Exige allongé et modifié, V8 biturbo de plus de 1 200 ch, environ 1 244 kg. En 2014, sur la piste de la NASA au Kennedy Space Center, elle atteint 435,31 km/h (270,49 mph) — un record non homologué par le Guinness (mesuré dans un seul sens de la piste), mais qui rivalise avec la Bugatti Veyron Super Sport. Steven Tyler d'Aerosmith a acheté un roadster Venom GT pour environ 1 M$.
La Venom F5 (2017) — John Hennessey fonde Hennessey Special Vehicles pour créer une hypercar 100 % maison, sans base Lotus. Le nom « F5 » vient de la catégorie la plus puissante des tornades. V8 biturbo « Fury » de 6,6 L développant 1 817 ch, châssis carbone, série limitée à 24 exemplaires, objectif affiché : dépasser les 300 mph (plus de 480 km/h).
Le préparateur « Make Fast Cars Faster » — HPE est resté fidèle à ses racines : le VelociRaptor (Ford F-150 Raptor suralimenté), l'Exorcist (Camaro ZL1 de 1 000 ch, conçue pour défier la Dodge Demon), ou encore la Jeep Trackhawk HPE1200 (1 200 ch, 0-100 en 2,3 s, alors SUV le plus rapide du monde). L'entreprise transforme plus de 750 véhicules par an et a fondé la « Tuner School » pour former la nouvelle génération de préparateurs.
Un parcours pas toujours tranquille — La marque a été critiquée dans les années 2000 pour des délais de livraison longs et des relations clients difficiles pendant son expansion rapide ; John Hennessey a redressé l'image en s'entourant d'ingénieurs de haut niveau.
En résumé : du petit garage texan au constructeur d'hypercars capable de défier Bugatti et Koenigsegg, Hennessey incarne la démesure américaine — prendre ce qui est déjà puissant et le rendre terrifiant.
The Exorcist |
Hino
Histoire de Hino Motors 🚛
Hino Motors, Ltd. (日野自動車株式会社) est un constructeur japonais de camions et d'autobus, basé à Hino, dans la banlieue de Tokyo, et appartenant au groupe Toyota.
Des origines à la naissance du marque (1910-1942)
- Les origines remontent à 1910 avec la fondation de la Tokyo Gas Industry Company, qui produit son premier véhicule, le camion TGE « A-Type », en 1913.
- En 1937, la division automobile fusionne avec Automobile Industry Co. et Kyodo Kokusan KK pour former la Tokyo Automobile Industry Co., future Diesel Motor Industry Co. (qui deviendra Isuzu Motors).
- En 1942, Hino se détache de cette société sous le nom de Hino Heavy Industry Co. : la marque Hino est née.
L'après-guerre et l'ère automobile (1945-1967)
- Après la Seconde Guerre mondiale, la société abandonne les gros moteurs diesel marins et se concentre sur les camions, autobus et moteurs diesel, devenant Hino Diesel Industry en 1948, puis Hino Motors en 1959.
- De 1953 à 1961, Hino produit des voitures sous licence Renault (la 4CV), puis lance sa propre voiture : la Contessa 900 (1961), à moteur arrière, redessinée par le designer italien Michelotti et portée à 1 300 cm³ en 1964.
- En difficultés financières, Hino signe en 1966 un accord de partenariat avec Toyota et arrête la production de voitures particulières en 1967, pour se consacrer aux camions et autobus. La Contessa fut même assemblée en Israël (plus de 8 000 exemplaires jusqu'en 1968).
Croissance et innovations (1970-2000)
- Hino devient leader du marché japonais des camions diesel dès 1973, réputé pour ses moteurs « rouges » et leur fiabilité.
- Partenariats internationaux : assistance technique à Asia Motors (1978), au chinois FAW (1978), licences de moteurs à Ashok Leyland en Inde (1986). Assemblage également en Irlande, Norvège, Portugal et Canada.
- En 1991, Hino lance le premier bus urbain hybride commercialisé au monde.
L'ère Toyota (2001-présent)
- Hino devient officiellement une filiale de Toyota en 2001, l'une des 16 grandes entreprises du groupe.
- Expansion mondiale : usine au Mexique (2008), présence dans plus de 90 pays, premier camion électrique de la série 300 en 2013.
- Scandale : Hino a falsifié des tests d'émissions de polluants de ses poids lourds, entraînant en janvier 2025 une amende de 1,2 milliard de dollars aux États-Unis.
- Fusion en préparation : annoncé en 2023 puis confirmé en juin 2025, Hino doit fusionner avec Mitsubishi Fuso, Toyota et Daimler Truck détenant chacun 25 % du nouvel ensemble (Toyota détient 50,2 % de Hino, Daimler Truck 89,3 % de Mitsubishi Fuso).
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1961-1967 |








2CV cabrio








