La Ferrari 412 est une GT 2+2 emblématique, produite par Ferrari entre 1985 et 1989. Voici ses principales caractéristiques et son histoire :
Histoire et contexte
La 412 est la dernière évolution de la série 2+2 initiée par la 365 GT4 2+2 en 1973, et succède directement à la 400i. Elle a été présentée au Salon de Genève en 1985 et marque la fin d’une lignée qui aura duré 16 ans, la plus longue de l’histoire de Ferrari pour un même style de carrosserie.
La production s’est arrêtée en 1989 après 576 exemplaires fabriqués, clôturant ainsi une ère avant l’arrivée de la 456 GT.
Design et carrosserie
Dessinée par Pininfarina, la 412 se distingue par une ligne de coffre plus haute et un déflecteur avant plus large, améliorant son aérodynamisme. Les rétroviseurs, bien que fonctionnels, étaient parfois critiqués pour leur aspect plastique.
La carrosserie, fabriquée chez Pininfarina à Turin, est considérée comme l’un des sommets de la collaboration entre Ferrari et le carrossier italien.
Moteur et performances
Le moteur V12 de 4,9 litres (4 942 cm³) développe 340 chevaux, soit une augmentation de 8 % par rapport à la 400i. Le couple est également en hausse de 9,5 %.
La 412 atteint 100 km/h en 6,7 secondes et parcourt les 400 mètres en 14,6 secondes, ce qui représente une légère amélioration par rapport à sa prédécesseure.
Elle est la première Ferrari à proposer un système ABS Bosch en série, et dispose d’un différentiel autobloquant ZF à 40 % pour mieux maîtriser la puissance sur les roues arrière.
Transmission et intérieur
La 412 était disponible avec une boîte manuelle à 5 rapports ou une boîte automatique à 3 rapports (General Motors), une première pour Ferrari.
L’intérieur a été retravaillé avec de nouveaux sièges électriques et des panneaux de porte redessinés.
Anecdotes
La 412 a été utilisée par des personnalités comme Giovanni Agnelli, et elle apparaît dans le film "Daft Punk’s Electroma".
En résumé, la Ferrari 412 incarne l’élégance, la puissance et le raffinement d’une GT italienne des années 1980, tout en marquant la fin d’une ère pour les 2+2 V12 avant l’avènement de la 456 GT.