
Voici l’histoire du VBCI (Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie) en lien avec Arquus :
Origines et développement
- Dès 1994, GIAT Industries (aujourd’hui Nexter) et Renault Véhicules Industriels (RVI, aujourd’hui Arquus) présentent chacun un prototype. Le X8A de RVI est testé par l’armée française en 1996. Après une tentative de coopération européenne (consortium ARTEC), le véhicule est renommé VBCI en 2003.
- Le programme VBCI est officiellement notifié à Renault Véhicules Industriels et à GIAT Industrie en 2000. Arquus est responsable de toute la partie mobilité (moteur, boîte de vitesse, suspension, train de roulement, compartiment conducteur).
Caractéristiques et innovations
- Le VBCI est conçu pour transporter une section de 11 hommes (dont un conducteur et un chef de bord) avec leur équipement, offrant une mobilité, une protection et des communications supérieures à son prédécesseur, l’AMX-10P.
- Il est construit sur une coque en aluminium avec un blindage modulaire en acier et titane, remplaçable sur le terrain. Son design 8x8 lui confère une grande mobilité et une maintenance simplifiée par rapport aux véhicules chenillés.
Mise en service et engagements
- Les premiers VBCI entrent en service actif dans l’armée française en 2008. Le 35e régiment d’infanterie de Belfort est le premier équipé.
- À partir de 2010, le VBCI est engagé en Afghanistan, puis en 2013 lors de l’opération Serval au Mali, et ensuite dans l’opération Barkhane au Sahel.
- Un total de 630 unités sont commandées, avec la dernière livraison en mars 2015.
Évolution
- En 2014, une nouvelle version, le VBCI 2, est introduite avec un châssis repensé et une nouvelle motorisation.
- Dans le cadre du programme SCORPION, Arquus participe à la rénovation du VBCI pour améliorer ses capacités opérationnelles, en parallèle du développement de nouveaux engins comme le Griffon et le Jaguar.



