La Panhard & Levassor Dyna X utilitaire, produite entre 1947 et 1954, a marqué l’histoire automobile française par son originalité et son innovation. Voici ce qu’il faut retenir sur cette version utilitaire :
Origine et conception
- La Dyna X a été conçue par l’ingénieur Jean-Albert Grégoire en collaboration avec « L’Aluminium Français », dans un contexte de pénurie d’acier après la Seconde Guerre mondiale. Panhard a racheté les droits de production et a commercialisé le modèle à partir de 1948, avec une carrosserie en aluminium et un châssis en acier, ce qui était révolutionnaire pour l’époque.
Versions utilitaires
- La Dyna X a été déclinée en plusieurs versions, dont des breaks (vitrés ou non), des fourgonnettes et des versions bâchées, adaptées à un usage professionnel ou commercial. Ces versions utilitaires ont contribué à la diversité de la gamme et à son succès commercial, avec plus de 47 000 exemplaires vendus (toutes versions confondues) jusqu’en 1954.
Moteur et performances
- Les premières versions étaient équipées d’un bicylindre à plat de 610 cm³ refroidi par air, puis la cylindrée a évolué jusqu’à 745 cm³ (moteurs GM750 SS3 ou Sprint) développant 33 ch, et enfin 850 cm³ pour la Dyna 130. Les versions les plus puissantes (X87 et X87 Sprint) atteignaient 38 à 42 ch SAE, permettant des performances honorables pour l’époque.
Particularités techniques
- Traction avant, roues indépendantes à l’avant et semi-indépendantes à l’arrière, suspension à flexibilité variable, et un poids très léger (environ 570 kg pour la carrosserie en aluminium), ce qui en faisait une voiture très maniable et économique.
Héritage
- La Dyna X a ouvert la voie à la Dyna Z, puis à la PL17, et a permis à Panhard de survivre dans un marché difficile, en misant sur l’innovation et l’adaptation aux besoins de l’après-guerre.