Fondée en 1907 à Asnières par Gaston et Jules Chausson sous le nom « Ateliers Chausson Frères », l’entreprise se spécialise d’abord dans la chaudronnerie, la tôlerie et la cuivrerie pour l’automobile et l’aviation, avant de devenir la « Société anonyme des usines Chausson » (SUC) en 1924.
Pendant la Première Guerre mondiale, Chausson équipe 80 % des avions alliés en radiateurs, puis se diversifie dans l’emboutissage de carrosseries et la production de pièces pour les grands constructeurs automobiles français (Peugeot, Renault, Citroën).
Dans les années 1970, l’entreprise emploie jusqu’à 15 000 personnes et opère plusieurs usines en France (Asnières, Gennevilliers, Maubeuge, etc.), devenant un acteur majeur de la sous-traitance automobile et de la fabrication d’autocars, d’utilitaires et même de camping-cars.
Crise et déclin
Dès les années 1980, la situation financière se dégrade, notamment en raison de la dépendance à Renault et Peugeot, actionnaires minoritaires. En 1983, le gouvernement intervient pour éviter le dépôt de bilan, poussant les deux constructeurs à reprendre le capital.
Malgré ces mesures, la société est placée en règlement judiciaire en 1993, symbole des difficultés de l’industrie française face à la concurrence internationale et aux restructurations.
Le dernier établissement, à Gennevilliers, ferme définitivement en 2000, mettant fin à près d’un siècle d’histoire industrielle.
Héritage et archives
Chausson a marqué l’histoire industrielle française par son innovation, son savoir-faire en carrosserie et son rôle dans l’aviation. Ses archives sont conservées aux Archives nationales du monde du travail, témoignant de son importance économique et sociale.
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1942 |