E
Eicher
Voici une synthèse de l’histoire d’Eicher :
🌍 Origines en Allemagne (1936–1973)
- Fondation : Créée en 1936 par les frères Josef et Albert Eicher à Forstern (Bavière, Allemagne), près de Munich. Leur père, Josef Eicher Sr., vendait déjà des voitures dans les années 1930.
- Premiers tracteurs :
- 1935–1936 : Développement des premiers prototypes, dont un tracteur à 3 roues et une faucheuse automatique.
- 1936 : Premier tracteur diesel Eicher 20 ch (moteur Deutz), avec une transmission innovante (boîte de vitesses reliée au moteur par un arbre de transmission).
- 1937 : Première participation à l’exposition DLG à Munich.
- Innovations majeures :
- 1948 : Lancement de l’Eicher ED 16/I, premier tracteur au monde équipé d’un moteur diesel refroidi par air (une signature de la marque).
- 1949–1953 : Expansion de la gamme avec les modèles ED 25, ED 28, ED 30.
- 1951 : Rachat de Famag (Dingolfing), ce qui permet à Eicher d’avoir sa propre fonderie et d’élargir sa production.
- Expansion internationale :
- 1959 : Création de Eicher Tractor Corporation of India (en partenariat avec Goodearth Company) pour produire des tracteurs en Inde. La production commence en 1960.
- Années 1960 : Début de la production de camions légers, certains fabriqués pour Magirus.
- Rachat par Massey Ferguson :
- 1970 : Massey Ferguson acquiert 30% d’Eicher.
- 1973 : Massey Ferguson rachète l’intégralité de l’entreprise allemande. La marque Eicher continue d’exister sous licence.
🇮🇳 Eicher en Inde : une histoire parallèle (1948–aujourd’hui)
- 1948 : La Goodearth Company (New Delhi) est fondée pour importer et vendre des tracteurs en Inde.
- 1958 : Création de Eicher Tractor Corporation of India (coentreprise avec Eicher Allemagne).
- 1959 : Production du premier tracteur indien Eicher.
- 1965 : Indianisation totale : Eicher India devient entièrement détenue par des actionnaires indiens.
- 2005 : Eicher Motors Ltd (devenu le groupe indien) vend sa division tracteurs et moteurs à TAFE (Tractors and Farm Equipment Ltd), qui poursuit la production sous la marque Eicher.
- Autres activités :
- 1982 : Partenariat avec Mitsubishi pour les véhicules utilitaires légers (marque Eicher Mitsubishi).
- 1990–1993 : Rachat progressif de Royal Enfield (marque emblématique de motos).
- 2008 : Coentreprise VE Commercial Vehicles (VECV) avec Volvo Group (50/50) pour les camions et bus.
- Aujourd’hui, VECV produit des camions Eicher et Volvo, des bus, et des solutions moteurs.
- 2026 : Nouvelle coentreprise avec Volvo Financial Services pour le financement des véhicules commerciaux.
🔄 Fin de la production en Europe, continuation en Inde
- 2008–2009 :
- En Europe, la marque Eicher est relancée brièvement par Hissink & Zonen (Pays-Bas) avec des modèles 677 et 777 (fabriqués par Carraro en Italie).
- 2009 : Arrêt définitif de la production en Europe.
- Aujourd’hui :
- En Inde, TAFE produit toujours des tracteurs Eicher.
- Eicher Motors (groupe indien) est un acteur majeur des véhicules utilitaires (camions, bus) et des motos (via Royal Enfield).
- VECV (Volvo Eicher) domine le marché indien des camions avec des modèles comme la gamme ProX (lancée fin 2025, incluant des versions électriques).
📌 Saviez-vous ?
- Eicher a produit près de 150 000 tracteurs entre les années 1930 et 1980.
- La marque est célèbre pour ses moteurs refroidis par air, une première mondiale.
- Royal Enfield, filiale d’Eicher Motors, est aujourd’hui le leader des motos middleweight en Inde.
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1959- |
Eicher Mammut
Voici l’histoire du Eicher Mammut, un tracteur emblématique de la marque allemande Eicher :
🔹 Origines et contexte
- Le Mammut fait partie de la série des "Raubtiere" (animaux sauvages) lancée par Eicher en 1959, qui comprenait des modèles comme le Panther, le Tiger, le Königstiger, le Leopard et, plus tard, le Mammut (à partir de 1960).
- Cette série marquait une modernisation de la gamme Eicher, avec des designs distinctifs et des innovations techniques, comme l’introduction des tracteurs à voie étroite (Schmalspurschlepper).
- Le Mammut était conçu pour des travaux agricoles exigeants, notamment en montagne et en forêt, grâce à sa stabilité et sa puissance.
🔹 Modèles et évolutions
-
Premier Mammut (ED 310)
- Précurseur du EM 600, le ED 310 était déjà surnommé Mammut en raison de sa taille et de sa robustesse.
-
Eicher EM 600 (Mammut II)
- Période de production : 1962–1969 (version à 2 roues motrices) et 1963–1969 (version à 4 roues motrices, EA 600).
- Moteur : Eicher EDK 4 (4 cylindres, refroidi par air), avec une cylindrée de 3 927 cm³.
- Puissance :
- 55 ch (1962),
- 60 ch (1964),
- 62 ch (1967).
- Puissance :
- Transmission : Boîte ZF 8/4 (8 vitesses avant, 4 arrière).
- Poids : ~2 500 kg.
- Particularités :
- Forme allongée et centre de gravité bas pour une meilleure stabilité, surtout en pente ou en forêt.
- Production : 600 exemplaires en 2 roues motrices et 643 en 4 roues motrices.
-
Innovations techniques
- En 1966, Eicher a introduit une transmission hydrostatique (sans embrayage classique) sur certains modèles de la série 3000, incluant le Mammut. Cependant, cette innovation, bien que révolutionnaire, n’a pas connu un succès commercial massif (moins de 100 unités vendues en 5 ans).
- Le Mammut EA 600 (version 4x4) était l’un des premiers tracteurs Eicher à offrir une traction intégrale, adaptée aux terrains difficiles.
🔹 Contexte industriel
- Années 1960 : Eicher collabore avec des partenaires internationaux, comme Goodearth en Inde, pour produire des tracteurs localement (origine de Eicher Motors).
- Années 1970 : La marque traverse des difficultés financières. En 1970, Massey Ferguson devient actionnaire majoritaire (49,7 %), ce qui entraîne des changements dans les motorisations (passage à des moteurs Perkins pour certains modèles). Cependant, les Mammut et autres modèles haut de gamme conservent leurs moteurs Eicher.
- Fin de production :
- La production des tracteurs Eicher en Allemagne s’arrête progressivement dans les années 1990 (derniers modèles en 1998).
- Le Mammut reste un symbole de l’âge d’or de la marque, avant son déclin.
🔹 Héritage
- Le Mammut est aujourd’hui un tracteur de collection très recherché, notamment pour son design unique et sa robustesse.
- Il incarne l’innovation technique d’Eicher, avec des solutions adaptées aux travaux forestiers et aux pentes raides.
- Certains exemplaires sont exposés dans des musées, comme le Deutsches Landwirtschaftsmuseum Hohenheim (Allemagne).
📌 Résumé des caractéristiques clés
| Modèle | Années | Moteur | Puissance | Transmission | Poids | Particularités |
|---|---|---|---|---|---|---|
| ED 310 | Années 1950 | Eicher (air) | ~50 ch | - | - | Précurseur du Mammut |
| EM 600 | 1962–1969 | Eicher EDK 4 | 55–62 ch | ZF 8/4 | 2 500 kg | Version 2 roues motrices |
| EA 600 | 1963–1969 | Eicher EDK 4 | 55–62 ch | ZF 8/4 | ~2 500 kg | 4 roues motrices (traction intégrale) |
| Série 3000 | Années 1960 | Eicher | Variable | Hydrostatique | - | Transmission innovante (peu vendue) |
Edsel
Voici l’histoire de la marque Edsel, une aventure courte mais marquante dans l’industrie automobile :
📌 Origines et création
- Edsel Ford (1893–1943) était le fils unique d’Henry Ford, fondateur de la Ford Motor Company. Il a dirigé l’entreprise de 1919 à sa mort en 1943 et a notamment créé la marque de luxe Mercury.
- En 1957, Ford lance une nouvelle marque en son honneur : Edsel, pour combler un vide perçu dans sa gamme face à des concurrents comme General Motors et Chrysler, qui proposaient davantage de segments de prix.
🚗 La marque Edsel (1958–1960)
- Lancement : Les premiers modèles sortent en 1958, avec des innovations techniques (moteurs V8 puissants, 300 à 345 chevaux) et un design audacieux, dont une calandre verticale très critiquée (certains y voyaient une forme phallique ou vaginale, selon les interprétations).
- Gamme : Plusieurs modèles ont été produits, comme l’Edsel Ranger (entrée de gamme), l’Edsel Pacer, l’Edsel Corsair (haut de gamme), et l’Edsel Bermuda (break).
❌ L’échec retentissant
Edsel est souvent cité comme l’un des plus grands fiascos commerciaux de l’histoire automobile. Les raisons principales :
-
Mauvais timing :
- Lancement en 1958, année de récession économique aux États-Unis. Les consommateurs se tournaient vers des voitures plus économiques (comme la Volkswagen Coccinelle), alors que les Edsel, gourmandes en carburant, étaient mal adaptées.
-
Positionnement flou :
- La marque était censée se situer entre Ford (grand public) et Mercury (luxe accessible), mais son prix et sa qualité ne justifiaient pas cette position.
- Concurrence interne avec Mercury et Lincoln, autres marques du groupe Ford.
-
Problèmes de qualité :
- Fiabilité médiocre : Les premiers modèles souffraient de défauts de finition et de contrôle qualité. Le surnom moqueur "Every Day Something Else Leaks" ("Chaque jour, quelque chose de nouveau fuit") est devenu célèbre.
- Design controversé : La calandre verticale a été largement rejetée par le public.
-
Marketing raté :
- Malgré une campagne publicitaire massive (une première pour l’époque), la marque n’a pas su créer une identité forte.
- Les études de marché, pionnières mais mal interprètees, auraient été biaisées pour plaire aux dirigeants plutôt qu’aux clients.
-
Contexte social :
- Les mentalités évoluaient : les consommateurs recherchaient des voitures plus économiques et pratiques, pas des modèles ostentatoires.
📉 Fin de la marque
- 1959 : Les ventes s’effondrent. Ford réduit drastiquement la production.
- Novembre 1959 : La décision est prise d’arrêter la marque.
- 1960 : Les derniers modèles sont vendus sous le nom Ford (ex. : l’Edsel Ranger devient la Ford Ranger).
- Bilan : En 3 ans, Edsel a coûté plusieurs millions de dollars à Ford (estimations variant entre 250 et 350 millions de dollars de l’époque, soit l’équivalent de 2 à 3 milliards aujourd’hui).
🎭 Postérité et culture populaire
- Symbole d’échec : Aux États-Unis, le nom "Edsel" est devenu synonyme de fiasco commercial. Il est enseigné dans les écoles de commerce comme un cas d’étude.
- Objet de collection : Ironiquement, la rareté des Edsel en a fait des voitures de collection recherchées.
- Anecdotes :
- En 1958, le vice-président américain Richard Nixon a été hué et sa voiture Edsel bombardée d’œufs pourris lors d’une visite au Pérou.
- La calandre a inspiré des blagues freudiennes (rejet inconscient par les hommes de son design "trop féminin").
📊 Chiffres clés
| Année | Ventes (États-Unis) | Part de marché |
|---|---|---|
| 1958 | ~63 000 | < 1% |
| 1959 | ~47 000 | ~0,5% |
| 1960 | ~2 800 | Négligeable |
🔍 Pourquoi Edsel reste-t-il célèbre ?
- Premier grand échec du marketing moderne : Malgré des études de marché poussées, Ford a ignoré les signaux du marché.
- Leçon pour l’industrie : L’importance du positionnement clair, de la qualité, et de l’adaptation au contexte économique.
- Héritage culture : Le nom est entré dans le langage courant pour désigner un projet mal conçu.
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1958-1960 |
Edsel Ranger
Voici l’histoire et les caractéristiques principales de l’Edsel Ranger, un modèle emblématique de la marque éphémère Edsel (1958–1960) :
📜 Histoire de l’Edsel Ranger
- Lancement : La marque Edsel (nommée en hommage au fils d’Henry Ford, Edsel Ford) est créée par Ford en 1957 pour concurrencer General Motors dans le segment des voitures de milieu de gamme.
- Positionnement : L’Edsel Ranger était le modèle d’entrée de gamme de la marque, conçu pour attirer les acheteurs recherchant une voiture abordable mais moderne, entre les Ford et les Mercury.
- Production :
- 1958 : 18 modèles lancés (dont le Ranger, Pacer, Corsair, Citation, etc.). Le Ranger était disponible en berline 2 ou 4 portes, coupé, hardtop (sans montant central) et break.
- 1959 : La gamme est réduite à 10 modèles (Ranger, Corsair, Villager). Le Ranger devient le modèle de base, partagé avec la plateforme Ford Fairlane (empattement de 118 pouces / ~3 m).
- 1960 : Seuls 2 846 exemplaires sont produits (dont 2 571 Rangers). La marque disparaît fin 1959, faute de ventes (seulement ~118 000 unités vendues en 3 ans).
- Échec commercial : Symbole de l’un des pires flops de l’histoire automobile américaine. Les raisons incluent :
- Un design controversé (calandre en "collar de cheval" jugée hideuse).
- Des problèmes de qualité (fuites, finition médiocre, surnom moqueur : "Every Day Something Else Leaks").
- Un mauvais positionnement (prix trop élevé pour une Ford, pas assez luxueuse pour une Mercury).
- Une stratégie marketing confuse (trop de modèles, options incompréhensibles).
- Un contexte économique défavorable (récession en 1958).
🔧 Caractéristiques techniques (Edsel Ranger)
| Année | Moteur | Puissance | Transmission | Empattement | Carrosseries |
|---|---|---|---|---|---|
| 1958 | V8 361 ci (5,9 L) | 303 ch | Manuelle 3 vitesses (+ overdrive) ou Teletouch (boîte automatique à boutons au volant, problématique) | 118 pouces (~3 m) | Berline 2/4 portes, coupé, hardtop, break |
| 1959 | V8 292 ci (4,8 L) ou 332 ci (5,4 L) | 200–265 ch | Mile-O-Matic (boîte automatique à levier) | 120 pouces (~3,05 m) | Berline, hardtop, break (Villager) |
| 1960 | V8 292 ci ou 352 ci | 200–300 ch | Automatique | 120 pouces | Berline 2/4 portes, break |
- Plateforme : Partagée avec la Ford Fairlane (Ranger/Pacer) et la Mercury Monterey (Corsair/Citation).
- Innovations :
- Tableau de bord futuriste : Compteur de vitesse en dôme rotatif, voyants d’avertissement (niveau d’huile, frein à main, surchauffe).
- Teletouch (1958) : Boîte automatique commandée par des boutons au centre du volant (abandonnée en 1959 pour des problèmes de fiabilité).
- Design : Calandre verticale distinctive (surnommée "horse collar" ou "vagin" par les détracteurs), ailerons arrière prononcés.
📉 Chiffres clés
- Ventes :
- 1958 : 68 045 unités (dont 4 938 invendues).
- 1959 : 47 396 unités.
- 1960 : 2 846 unités (dont 2 571 Rangers).
- Production totale : ~118 000 véhicules en 3 ans.
- Prix (1958) : À partir de 2 484 $ (équivalent à ~25 000 $ aujourd’hui).
🎨 Héritage et postérité
- Symbole d’échec : Étudié dans les écoles de commerce comme cas d’école de mauvais marketing.
- Objet de collection : Devenu culte parmi les amateurs de voitures anciennes, notamment aux États-Unis. Les modèles 1959–1960 (plus sobres) sont les plus recherchés.
- Culture populaire :
- En 1958, le vice-président américain Richard Nixon est hué dans une Edsel décapotable au Pérou (les manifestants visaient la voiture, pas lui !).
- Cité dans des séries, films et chansons comme symbole de raté commercial.
📌 Anecdotes
- Le nom "Edsel" a été choisi parmi 6 000 propositions par l’agence Foote, Cone & Belding.
- Les Edsel 1960 ressemblaient tellement à des Ford que Ford a arrêté de produire des pièces pour elles, les rendant orphanées.
- Aujourd’hui, les Ranger 1959–1960 (avec leur design simplifié) sont considérés comme les plus réussis de la marque.
Energic
Voici un résumé de l'histoire des tracteurs Energic :
Origines et fondation
- 1929 : Albert Patissier, inventeur du dérailleur et pilote d'essai chez Monet-Goyon à Mâcon, est contacté par un agriculteur pour résoudre un problème avec un motoculteur. Insatisfait des solutions existantes, il conçoit un prototype de motoculteur baptisé « Energic type A », motorisé par un moteur 500 cm³ Motobécane.
- 1931 : Il développe les modèles G9, B5, C7 et D9, équipés de moteurs Motobécane, Energic et Chaise, qui rencontrent un succès auprès des agriculteurs. La production se poursuit jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Après-guerre : l'âge d'or
-
1945-1950 : Après la guerre, Albert Patissier modernise le modèle D9 pour créer le « motoculteur d'après-guerre », qui devient emblématique de la marque Energic.
-
Modèle phare : le 409
- Moteur : 500 cm³, 9 chevaux, à soupapes latérales, allumage par magnéto.
- Transmission : 3 puis 6 vitesses, pont à crabots ou différentiel en option.
- Utilisation : Robuste et fiable, il cible les petites et moyennes exploitations agricoles, ainsi que les maraîchers et jardiniers amateurs.
- Innovations : 4 brevets déposés par Albert Patissier pour le tracteur et ses outils.
-
1950 : Apparition du 411, une évolution du 409 avec un moteur de 700 cm³, un allumage par magnéto à déclic et un grand volant d'embrayage.
Évolution vers les tracteurs
- Années 1950-1960 :nergic se diversifie avec des modèles comme le 511, un tracteur routier dérivé du motoculteur 411.
- Caractéristiques :
- Moteur de 700 cm³, grand volant.
- Démarrage par système Dynastar.
- Boîte à 6 vitesses + option vitesses rampantes.
- Prise de force arrière et pont débrayable pour des usages fixes (treuil, poulie) ou un relevage de type Dynabloc.
- Production : Jusqu'en 1965.
- Caractéristiques :
Fin de l'aventure
- 1980 : Les Établissements Patissier à Villefranche-sur-Saône (Rhône) cessent la production de matériel agricole sous la marque Energic, après 51 ans d'activité (1929-1980).
- Héritage : Energic a marqué l'histoire de la mécanisation agricole française, notamment pour les petits exploitants, avec des machines innovantes, robustes et adaptées aux besoins locaux.
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Excalibur
Voici l’histoire de la marque automobile Excalibur :
🔹 Origines et création (1951–1963)
- Fondateur : Brooks Stevens (1911–1995), designer industriel américain, connu pour son travail chez Willys Overland (Jeep) et Studebaker.
- 1951 : Il crée pour son compte une voiture de sport, l’Excalibur J, basée sur un châssis Henry J modifié. Performante (195 km/h, 0–400 m en 14 s), elle rivalise avec des modèles comme la Jaguar XK120 en compétition (championnat SCCA).
- Inspiration : Stevens possède une Mercedes SSK des années 1920, qui influencera plus tard le design des Excalibur.
🔹 Naissance de la marque (1963–1965)
- 1963 : Studebaker demande à Stevens de concevoir des prototypes pour les salons auto. Il modifie des Studebaker Lark et recarrosse une Excalibur J en Hawk Roadster (style néo-classique).
- Salon de New York (1964) : Stevens présente la Mercebaker SSK (contraction de Mercedes et Studebaker), inspirée de la Mercedes SSK. Studebaker refuse de l’exposer, et la voiture est rebaptisée Excalibur (référence à l’épée du roi Arthur). Le logo adopte une épée dans un cercle.
- Succès inattendu : Malgré un stand discret, l’Excalibur devient la sensation du salon. 12 commandes fermes sont enregistrées, lancant la production.
🔹 Production américaine (1965–1989)
Série I (1965–1969)
- Base technique : Châssis Studebaker Lark (inutilisés après la faillite de Studebaker en 1964) + moteur Chevrolet V8 5.4L (327 ci, 300 ch) de Corvette.
- Carrosserie : Polyester (sauf capots en aluminium), style roadster ou phaéton inspiré des années 1920–1930.
- Production : 359 exemplaires (259 roadsters, 100 phaétons 4 places).
- 1966 : Déménagement à Milwaukee (Wisconsin) pour agrandir l’atelier.
Série II (1970–1974)
- Évolution : Utilisation des derniers châssis Studebaker (41 unités restantes). Améliorations mineures, mais commercialisée sous le nom Série II pour des raisons marketing.
- Moteur : Toujours le V8 Chevrolet, mais avec des options de transmission automatique.
Série III (1975–1979)
- Nouveau châssis : Basé sur la Chevrolet Nova, plus moderne et plus facile à produire.
- Design : Garde le style néo-classique, mais avec des finitions améliorées.
- Production : Environ 1 500 exemplaires (pic de popularité).
Série IV (1980–1989)
- Positionnement premium : Prix plus élevés pour réduire les volumes et améliorer la qualité.
- Production : 235 voitures en 1981, puis déclin (138 en 1983). En 1984, 257 exemplaires (dont 213 phaétons).
- Fin de la marque : 1989, après environ 3 500 Excalibur produites au total.
🔹 L’Excalibur européenne : la 35X (1966–1969)
- Initiative : Guy Storr, importateur européen d’Excalibur basé à Monaco, veut adapter le concept au marché français.
- Inspiration : La Bugatti Type 35 (années 1920–1930), icône française de course.
- Nom : 35X (hommage à la Type 35 + distinction par rapport aux modèles américains).
- Design et production :
- Carrosserie : Conçue par Michelotti (carrossier italien réputé), châssis en acier mécano-soudé, monocoque rigide.
- Assemblage : Châssis-coques construits à Turin (Italie), puis finis dans un garage à Saint-Laurent-du-Var (près de Cannes).
- Mécanique : Opel Commodore GS (1967–1972) : moteur 6 cylindres 2.5L (130 ch), boîte 4 rapports, propulsion, essieu rigide.
- Production : 27 exemplaires seulement, livrés devant le casino de Monaco.
- Particularité : Immatriculation monégasque provisoire, souvent utilisée longtemps faute d’homologation.
🔹 Héritage
- Segment créé : Excalibur a inventé le concept de voiture néo-classique, mêlant design rétro et mécanique moderne.
- Statut actuel : Voitures de collection recherchées, surtout les Série I et 35X (rareté).
- Influence : A inspiré d’autres constructeurs de néo-classiques (ex. : Clénet, Zimmer).
📌 En bref
| Modèle | Période | Production | Moteur | Style |
|---|---|---|---|---|
| Excalibur J | 1951–1954 | 4 exemplaires | Henry J modifié | Sportive |
| Série I | 1965–1969 | 359 | V8 Chevrolet 5.4L | Roadster/Phaéton |
| Série II | 1970–1974 | ~500 | V8 Chevrolet | Néo-classique |
| Série III | 1975–1979 | ~1 500 | V8 Chevrolet | Néo-classique |
| Série IV | 1980–1989 | ~1 000 | V8 Chevrolet | Premium |
| 35X (Europe) | 1966–1969 | 27 | Opel 6cyl 2.5L | Bugatti Type 35 |
|
1970-1974 |
Excalibur série II
Voici l’histoire de la marque automobile Excalibur :
🔹 Origines et création (1951–1963)
- Fondateur : Brooks Stevens (1911–1995), designer industriel américain, connu pour son travail chez Willys Overland (Jeep) et Studebaker.
- 1951 : Il crée pour son compte une voiture de sport, l’Excalibur J, basée sur un châssis Henry J modifié. Performante (195 km/h, 0–400 m en 14 s), elle rivalise avec des modèles comme la Jaguar XK120 en compétition (championnat SCCA).
- Inspiration : Stevens possède une Mercedes SSK des années 1920, qui influencera plus tard le design des Excalibur.
🔹 Naissance de la marque (1963–1965)
- 1963 : Studebaker demande à Stevens de concevoir des prototypes pour les salons auto. Il modifie des Studebaker Lark et recarrosse une Excalibur J en Hawk Roadster (style néo-classique).
- Salon de New York (1964) : Stevens présente la Mercebaker SSK (contraction de Mercedes et Studebaker), inspirée de la Mercedes SSK. Studebaker refuse de l’exposer, et la voiture est rebaptisée Excalibur (référence à l’épée du roi Arthur). Le logo adopte une épée dans un cercle.
- Succès inattendu : Malgré un stand discret, l’Excalibur devient la sensation du salon. 12 commandes fermes sont enregistrées, lancant la production.
🔹 Production américaine (1965–1989)
Série I (1965–1969)
- Base technique : Châssis Studebaker Lark (inutilisés après la faillite de Studebaker en 1964) + moteur Chevrolet V8 5.4L (327 ci, 300 ch) de Corvette.
- Carrosserie : Polyester (sauf capots en aluminium), style roadster ou phaéton inspiré des années 1920–1930.
- Production : 359 exemplaires (259 roadsters, 100 phaétons 4 places).
- 1966 : Déménagement à Milwaukee (Wisconsin) pour agrandir l’atelier.
Série II (1970–1974)
- Évolution : Utilisation des derniers châssis Studebaker (41 unités restantes). Améliorations mineures, mais commercialisée sous le nom Série II pour des raisons marketing.
- Moteur : Toujours le V8 Chevrolet, mais avec des options de transmission automatique.
Série III (1975–1979)
- Nouveau châssis : Basé sur la Chevrolet Nova, plus moderne et plus facile à produire.
- Design : Garde le style néo-classique, mais avec des finitions améliorées.
- Production : Environ 1 500 exemplaires (pic de popularité).
Série IV (1980–1989)
- Positionnement premium : Prix plus élevés pour réduire les volumes et améliorer la qualité.
- Production : 235 voitures en 1981, puis déclin (138 en 1983). En 1984, 257 exemplaires (dont 213 phaétons).
- Fin de la marque : 1989, après environ 3 500 Excalibur produites au total.
🔹 L’Excalibur européenne : la 35X (1966–1969)
- Initiative : Guy Storr, importateur européen d’Excalibur basé à Monaco, veut adapter le concept au marché français.
- Inspiration : La Bugatti Type 35 (années 1920–1930), icône française de course.
- Nom : 35X (hommage à la Type 35 + distinction par rapport aux modèles américains).
- Design et production :
- Carrosserie : Conçue par Michelotti (carrossier italien réputé), châssis en acier mécano-soudé, monocoque rigide.
- Assemblage : Châssis-coques construits à Turin (Italie), puis finis dans un garage à Saint-Laurent-du-Var (près de Cannes).
- Mécanique : Opel Commodore GS (1967–1972) : moteur 6 cylindres 2.5L (130 ch), boîte 4 rapports, propulsion, essieu rigide.
- Production : 27 exemplaires seulement, livrés devant le casino de Monaco.
- Particularité : Immatriculation monégasque provisoire, souvent utilisée longtemps faute d’homologation.
🔹 Héritage
- Segment créé : Excalibur a inventé le concept de voiture néo-classique, mêlant design rétro et mécanique moderne.
- Statut actuel : Voitures de collection recherchées, surtout les Série I et 35X (rareté).
- Influence : A inspiré d’autres constructeurs de néo-classiques (ex. : Clénet, Zimmer).
📌 En bref
| Modèle | Période | Production | Moteur | Style |
|---|---|---|---|---|
| Excalibur J | 1951–1954 | 4 exemplaires | Henry J modifié | Sportive |
| Série I | 1965–1969 | 359 | V8 Chevrolet 5.4L | Roadster/Phaéton |
| Série II | 1970–1974 | ~500 | V8 Chevrolet | Néo-classique |
| Série III | 1975–1979 | ~1 500 | V8 Chevrolet | Néo-classique |
| Série IV | 1980–1989 | ~1 000 | V8 Chevrolet | Premium |
| 35X (Europe) | 1966–1969 | 27 | Opel 6cyl 2.5L | Bugatti Type 35 |







