Daihatsu
Voici les grandes étapes de l’histoire de Daihatsu, l’un des plus anciens constructeurs automobiles japonais :
Les origines (1907–1950)
- 1907 : Fondation de l’entreprise sous le nom Hatsudoki Seizo Co., Ltd à Osaka, spécialisée dans la fabrication de moteurs à combustion interne pour bateaux et centrales électriques. Le nom Daihatsu est un acronyme formé à partir des kanjis de Ōsaka (大) et de moteur (発), signifiant littéralement « grand moteur ».
- 1930 : Daihatsu se lance dans l’automobile avec la production de son premier véhicule, le HA, un tricycle motorisé utilitaire.
- 1951 : L’entreprise adopte officiellement le nom Daihatsu et lance sa première automobile à carrosserie, la BEE, un véhicule à trois roues et quatre places.
L’essor et la spécialisation (1951–1967)
- 1955 : Le gouvernement japonais lance le People’s Car Plan pour encourager la production de petites voitures accessibles. Daihatsu répond avec la Fellow, sa première berline à quatre roues, marquant son entrée sur le marché des voitures compactes.
- 1963 : Lancement de la Compagno Berlina, une petite berline conçue pour rivaliser avec des modèles comme la Toyota Publica.
- 1966 : Daihatsu commercialise le Fellow Max, son premier kei car (voiture légère japonaise), une catégorie qui deviendra emblématique pour la marque
L’alliance avec Toyota (1967–2000)
- 1967 : Toyota prend une participation financière dans Daihatsu, puis en devient l’actionnaire majoritaire en 1998 (51,2 % des parts). Cette collaboration permet à Daihatsu de bénéficier des technologies Toyota tout en conservant son expertise dans les petits véhicules.
- Années 1970–1990 : Daihatsu développe des modèles emblématiques comme la Charade (1977), la Cuore, ou encore le Rocky (1984), un SUV compact. Ces véhicules, réputés pour leur fiabilité et leur compacité, renforcent la réputation de la marque à l’international.
- 1998 : Toyota acquiert une participation majoritaire, et Daihatsu devient un acteur clé du groupe Toyota, spécialisé dans les kei cars et les véhicules compacts.
L’ère moderne (2000–aujourd’hui)
- 2000–2010 : Daihatsu se concentre sur les kei cars, qui représentent jusqu’à 98,8 % de ses ventes au Japon en 2010. La marque est reconnue pour son taux de fiabilité exceptionnel (96,02 % selon une étude française en 2010
- 2013 : Daihatsu arrête ses exportations vers l’Europe en raison des normes anti-pollution et de la baisse des ventes, mais reste un leader au Japon et dans certains marchés asiatiques (Indonésie, Malaisie, Pakistan).
- 2016 : Toyota annonce le rachat intégral de Daihatsu, qui devient une filiale à part entière du groupe. Daihatsu continue d’innover avec des modèles hybrides et électriques, comme le DN Pro Cargo, un utilitaire électrique urbain.
- 2020s : La marque mise sur la mobilité durable, les technologies hybrides et les solutions pour la ville, tout en restant fidèle à son ADN : des voitures compactes, économiques et fiables.
Anecdote : Daihatsu a aussi produit des modèles sous d’autres marques (comme la Toyota Yaris rebadgée en Daihatsu Charade en 2011) et a collaboré avec des constructeurs locaux en Asie du Sud-Est
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1977-2000 |
Daihatsu Charade
Voici l’histoire de la Daihatsu Charade, une citadine emblématique produite par le constructeur japonais Daihatsu entre 1977 et 2000 :
Origines et nom
Le nom "Charade" rend hommage au Circuit de Charade, un circuit automobile français qui a accueilli le Grand Prix de France à plusieurs reprises (1965, 1969, 1970, 1972). Ce choix reflète l’ambition sportive et l’héritage automobile associé à ce modèle.
Générations et évolution
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Première génération (G10, 1977–1983)
- Lancée en 1977, la Charade se distingue comme la première voiture européenne équipée d’un moteur 3 cylindres 4 temps (1,0 L).
- Elle est disponible en 3 et 5 portes, avec des phares ronds puis carrés (à partir de 1980).
- En 1979, elle est élue Voiture de l’Année au Japon, grâce à son succès commercial et son innovation technique.
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Deuxième génération (G11, 1983–1987)
- Design plus anguleux, avec des moteurs 1,0 L (dont une version turbo de 68 ch) et des options diesel et turbodiesel (à partir de 1984).
- La Charade devient un modèle polyvalent, apprécié pour sa fiabilité et son économie.
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Troisième génération (G100, 1987–1993)
- Introduction d’une version 4 portes et d’un moteur 1,3 L 4 cylindres, tout en conservant des options diesel.
- La Charade GTti (1987) marque l’histoire : avec un moteur 3 cylindres turbo de 993 cm³ développant 101 ch, elle devient la première voiture de série à dépasser les 100 ch/L, un exploit technique pour l’époque.
- Ce modèle est aussi utilisé en compétition, notamment en rallye, grâce à sa robustesse et sa légèreté (810 kg).
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Quatrième génération (G200, 1993–2000)
- Design plus conservateur, avec des moteurs 1,5 L et 1,6 L (pour la version GTi).
- La production s’arrête en 2000, remplacée par la Daihatsu Sirion
Succès et héritage
- En Chine : La Charade est produite sous le nom Tianjin Xiali par FAW, avec plus de 1,5 million d’exemplaires vendus entre 1986 et 2009
- En Amérique latine : Très populaire au Chili et dans d’autres pays, avec des versions adaptées (moteur 843 cm³).
- En Europe : La Charade est rebadgée Toyota Yaris (2e génération) entre 2011 et 2013, fabriquée en France (usine d’Onnaing, près de Valenciennes.
Anecdotes
- La Charade a inspiré de nombreuses copies non autorisées en Chine, souvent en fibre de verre.
- Une version De Tomaso (en collaboration avec le constructeur italien) a été présentée au salon de Tokyo en 1981, basée sur la Charade XTE.
La Daihatsu Charade reste un symbole de compacité, d’innovation et de polyvalence, avec un héritage qui dépasse largement sa période de production. T
