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Voici l’histoire de Bristol Cars, un constructeur automobile britannique emblématique, connu pour ses voitures de luxe fabriquées à la main et son héritage aéronautique :


Origines et fondation (1945–1947)

Bristol Cars est né de la diversification de la Bristol Aeroplane Company (BAC), un grand fabricant aéronautique pendant la Seconde Guerre mondiale. Anticipant une baisse de la demande en avions après la guerre, BAC se lance dans l’automobile dès 1941. En 1945, BAC fonde Bristol Cars et acquiert les droits de fabrication des moteurs et modèles BMW d’avant-guerre, en collaboration avec Frazer Nash, le distributeur britannique de BMW. Le premier modèle, la Bristol 400, est présenté au Salon de l’automobile de Genève en 1947. Elle est équipée d’un moteur 6 cylindres de 2 litres inspiré de la BMW 328, monté sur un châssis dérivé des BMW 326 et 327.


Indépendance et évolution (1960–2000)

En 1960, Bristol Cars se sépare de BAC lors de la fusion de ce dernier avec d’autres constructeurs aéronautiques pour former la British Aircraft Corporation. George White, fondateur et président de Bristol Cars, rachète la société. Faute de moyens pour développer ses propres moteurs, Bristol se tourne vers des moteurs V8 Chrysler, plus puissants. La Bristol 407 (1961) est la première à en être équipée, suivie par d’autres modèles comme la 408, 409, 410 et 411, qui marquent l’ère des V8.

Dans les années 1970, Anthony Crook, distributeur de la marque, prend le contrôle de Bristol Cars. La production reste très limitée (par exemple, seulement 104 voitures en 1982) et la marque cultive une discrétion absolue : pas de publicité, une seule salle d’exposition à Londres (Kensington High Street), et une clientèle fidèle et exclusive.


Modèles emblématiques et succès

  • Bristol 405 (1954–1958) : Première Bristol 4 portes, très réussie.
  • Bristol 450 : Engagée aux 24 Heures du Mans en 1953 et 1954, elle remporte la course en 1954 et 1955 dans sa catégorie.
  • Bristol Blenheim, Beaufighter, Britannia, Brigand : Modèles inspirés de l’héritage aéronautique de la marque.
  • Bristol Fighter (2004–2011) : Modèle sportif inspiré des avions de chasse, équipé d’un V10 Chrysler.

Déclin et fin (2000–2020)

En 2002, Tony Silverton prend le contrôle de Bristol Cars. Malgré le lancement de nouveaux modèles comme le Bristol Bullet (2016) et le Pinnacle (2015), la marque rencontre des difficultés financières. En 2011, Bristol Cars est placé en administration judiciaire, puis racheté par Kamkorp Autokraft (filiale de Frazer Nash). Cependant, la relance échoue et, en mars 2020, Bristol Cars est mis en liquidation judiciaire. Les actifs (dessins, outillage, prototypes) sont vendus en novembre 2020.


Avenir et projets de renaissance

Depuis 2020, des passionnés comme Jason Wharton souhaitent relancer la marque, notamment avec des modèles électriques. En 2021, Wharton annonce son intention de faire de Bristol un constructeur britannique leader en véhicules électriques d’ici 2026, pour le 80e anniversaire de la marque. Cependant, la situation reste incertaine, car les droits de propriété intellectuelle et les actifs ont fait l’objet de controverses.


Bristol Cars reste un symbole de l’excellence britannique en matière de voitures de luxe, alliant héritage aéronautique, craftsmanship et exclusivité.

Bristol 401401

1948-1953

 

 

Bristol 401

La Bristol 401 est une voiture de luxe britannique produite par Bristol Cars entre 1948 et 1953. Elle a marqué un tournant pour la marque, succédant au modèle 400 et introduisant des innovations majeures en termes de design et de performances.

Origines et développement
Bristol Cars, à l’origine une filiale de la Bristol Aeroplane Company (spécialisée dans l’aéronautique), s’est lancée dans l’automobile après la Seconde Guerre mondiale. Le premier modèle, le Bristol 400, s’inspirait fortement des BMW d’avant-guerre (notamment les 326, 327 et 328), dont Bristol avait acquis les droits. Le 401, lancé en 1949, a été développé pour répondre aux critiques sur l’espace limité du 400, notamment à l’arrière et dans le coffre. Il a été produit en parallèle avec le 400 pendant près d’un an avant de le remplacer définitivement.

Design et innovations
Le 401 se distingue par une carrosserie entièrement redessinée, fruit d’une collaboration avec le carrossier italien Touring. Il adopte le procédé "Superleggera" (structure tubulaire légère recouverte de panneaux d’aluminium), inspiré de l’expertise aéronautique de Bristol. Le design est plus aérodynamique, avec un coefficient de traînée inférieur à 0,36, une performance remarquable pour l’époque. Les poignées de porte sont intégrées (ouverture par bouton), et l’intérieur est plus spacieux, offrant cinq places réelles. À l’avant, les phares sont positionnés près du centre, de chaque côté d’une calandre étroite, s’éloignant du style BMW des premiers modèles.

Moteur et performances
Le 401 utilise un moteur 6 cylindres en ligne de 2 litres, dérivé de celui du 400 mais amélioré avec des carburateurs Solex, portant la puissance à 85 chevaux. Grâce à son aérodynamisme et à sa légèreté, le 401 atteignait une vitesse maximale de près de 160 km/h, devenant la première berline 2 litres à franchir cette barre. En 1952, un test du magazine The Motor a enregistré une accélération de 0 à 97 km/h en 15,1 secondes et une vitesse de pointe de 156,6 km/h.

Production et héritage
Avec 611 exemplaires produits, le 401 reste le modèle Bristol le plus fabriqué. Il a donné naissance au cabriolet 402 (23 exemplaires seulement) et a été remplacé par le 403 en 1953. Certains 401 ont également reçu des carrosseries spéciales, comme celles signées Pinin Farina ou Touring, ou des reconstructions après accident.

En résumé, la Bristol 401 incarne l’alliance entre l’ingénierie aéronautique britannique, le design italien et l’héritage mécanique allemand, faisant d’elle une voiture rare et recherchée par les collectionneurs.

 

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