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Facel Vega
Facel Vega — brève histoire
Facel Vega était un constructeur automobile français de haute gamme, actif de 1954 à 1964. Le nom vient de FACEL (Forgerie et Attribution de Construction Électriques et Locatives), une entreprise de presse-d'estampage fondée en 1939 par Jean Daninos, qui fabriquait notamment des carrosseries pour Ford France et Simca.
Les grandes étapes
1951-1954 — les débuts
Facel commence par produire des coupés « Grand Luxe » pour Simca (les Simca 8 Sport et 9 Sport), puis Daninos décide de lancer sa propre voiture.
1954 — la Facel Vega FV
Première vraie Facel Vega : un coupé de grand tourisme à carrosserie acier élégante et moteur Chrysler Hemi V8 (les moteurs français étant jugés trop justes pour les GT de l'époque). La voiture séduit par sa puissance, son confort et son raffinement — c'est la « Ferrari de l'homme discret », selon l'expression d'époque.
<1956-1961 — le sommet
- FV1, FV2, FV3 : évolutions avec V8 Chrysler de 4,5 à 6,3 litres.
- HK500 (1959) : sans doute le modèle le plus abouti, V8 6,3 L d'environ 360 ch, l'une des voitures de série les plus rapides du monde à l'époque.
- Excellence (1958) : berline 4 portes très haut de gamme, sans montant central dans ses premières versions (portes antagonistes à l'arrière), destinée à concurrencer les grandes routières allemandes.
- Clientèle prestigieuse : Stirling Moss, Ringo Starr, Tony Curtis et le pilote Jean Behra.
1962 — le tournant Facel Vega Facellia
Pour toucher un marché plus large, Facel lance la Facellia, plus petite et plus abordable, avec un moteur 4 cylindres conçu par Facel (avec l'aide de Carlo Marchetti). Ce moteur s'avère peu fiable (surchauffe, casse). Les garanties et le coût des réparations ruinent la réputation et les finances de l'entreprise.
1964 — la fin
Jean Daninos tente de redresser la barre avec la Facel Vega Facel 6 (moteur Austin-Healey amélioré), mais c'est trop tard. La société cesse son activité en 1964, après environ 2 900 voitures construites.
Héritage
Facel Vega est aujourd'hui un objet de culte parmi les collectionneurs, admirée pour ses lignes signées par Jean Daninos lui-même (souvent avec l'aide de son frère Pierre Daninos, écrivain célèbre), et incarne une tentative française unique de rivaliser avec les grandes GT américaines et européennes. Les HK500 et les premiers coupés FV atteignent aujourd'hui des prix élevés en vente aux enchères.
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1954-1955 |
Fahr
Fahr est un constructeur allemand de machines agricoles fondé en 1870 par Johann Georg Fahr (1836-1916), fils de meunier, qui transforma le moulin familial de Gottmadingen (Bade-Wurtemberg) en atelier de construction mécanique. À l'origine, l'entreprise produisait faucheuses, pressoirs, coupe-betteraves, moulins à farine et scies
Les grandes étapes
- Fin XIXᵉ siècle : l'entreprise se développe rapidement — fonderie à Stockach (1892), faneuses exportées vers la Suisse, puis moissonneuses-lieuses (la célèbre moissonneuse-lieuse de 1911) et moissonneuses-batteuses. En 1911, elle devient une société par actions, restée familiale
- 1938 : Fahr se lance dans le tracteur avec le F22, premier tracteur diesel de la marque, doté d'un moteur bicylindre Deutz de 22 ch, conçu par Wilfried Fahr et Bernhard Flerlage
- 1940-1945 : le Fahr T22 (1940), puis le tracteur à gazogène HG25 (« Holzgasschlepper », 1942) à cause de la pénurie de carburant. Les usines sont bombardées en 1945 et la production s'arrête jusqu'en 1948
- Après-guerre : forte expansion de la gamme — D30 W (1949), D15, D12N et D17N (1953), D90, D180H (1954), etc. En 1951, Fahr est le premier constructeur européen de moissonneuses-batteuses ; en 1957, 50 000 tracteurs sont sortis des usines
- 1961 : le groupe KHD (Klöckner-Humboldt-Deutz) prend 25 % du capital, et la production de tracteurs Fahr s'arrête — environ 100 000 tracteurs diesel rouges auront été fabriqués en 23 ans
- 1968-1977 : KHD prend la majorité (1968), rachète Ködel & Böhm (1969), puis absorbe totalement Fahr en 1975-77. La marque devient Deutz-Fahr : dès 1982, tous les tracteurs portent ce nom, et le rouge Fahr est remplacé par le vert clair Deutz-Fahr en 1984
- Depuis 1995 : Deutz-Fahr est intégré au groupe italien SAME Deutz-Fahr (SDF), aujourd'hui 3ᵉ constructeur mondial de tracteurs. L'usine historique de Gottmadingen, passée à Greenland puis Kverneland, a fermé en 2006
Quelques modèles marquants
- F22 (1938) — le premier, 22 ch
- HG25 (1942) — tracteur à gazogène
- D15 / D17 — petits tracteurs polyvalents d'après-guerre
- D180H / D270 — gros modèles des années 1950
- MDL — moissonneuse-batteuse pionnière en Europe
Les tracteurs Fahr, avec leur célèbre couleur rouge, restent aujourd'hui très recherchés par les collectionneurs — il existe même un club dédié, les Fahr Schlepper Freunde
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Farmall
Histoire du tracteur Farmall
Farmall est une gamme de tracteurs emblématique de l'américain International Harvester (IH), lancée dans les années 1920.
🚜 Les origines (1920-1924)
Au début du XXᵉ siècle, les tracteurs étaient de lourdes machines inspirées des locomotives, surtout utilisées pour le labour. IH décida de développer un tracteur polyvalent capable de remplacer le cheval dans toutes les tâches de la ferme. Le projet, mené par l'ingénieur Edward Johnston et ses équipes (Bert Benjamin notamment), donna naissance en 1924 au Farmall, surnommé plus tard « Regular ».
L'innovation clé
Le Farmall se distinguait par :
- Une conception étroite et haute, avec de grandes roues arrière et des roues avant rapprochées — permettant de passer entre les rangs de maïs et de cultiver sans écraser les cultures ;
- Un courant d'air ascendant pour le refroidissement, adapté au travail à basse vitesse ;
- La capacité d'accueillir une large gamme d'outils montés : charrues, cultivateurs, faucheuses, herses…
C'est essentiellement l'invention du concept de tracteur polyvalent « row-crop », qui allait dominer l'agriculture mondiale.
📈 Développement
- Farmall Regular (1924) : premier modèle, succès progressif mais massif ;
- Farmall F-20 (1932), F-30 : versions améliorées, peintes dans le rouge « Farmall » devenu iconique (les premiers étaient gris) ;
- Série F-12 / F-14 (années 1930) : plus petits et abordables, énorme succès en pleine Dépression ;
- Séries A, B, C, H, M (1939-1941) : dessinées par Raymond Loewy, le célèbre designer industriel, avec la fameuse couleur rouge « Persian Red » et des lignes « streamline » ; le Farmall H se vendit à des centaines de milliers d'exemplaires ;
- Séries Cub, 100, 200, 300, 400, puis 504, 656, etc.
🏁 Le déclin
International Harvester traverse de graves difficultés dans les années 1980 (grève de 1979, crise agricole) et fusionne en 1985 avec Case, donnant naissance à Case IH en 1986. Le nom Farmall, abandonné au début des années 1970, a été relancé par Case IH en 2019 pour une nouvelle gamme de tracteurs compacts — la marque continue donc de vivre aujourd'hui.
🇫🇷 Anecdote pour la France
Les Farmall (H, F-12, etc.) furent exportés et produits aussi en Europe ; le Farmall est aujourd'hui un modèle très recherché par les collectionneurs et les amateurs de tracteurs anciens, avec de nombreux clubs dédiés.
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1939-1953 |
Farman
Histoire des automobiles Farman
Des aviateurs devenus constructeurs automobiles. Les frères Henri, Maurice et Dick Farman, Français d'origine britannique, sont d'abord sportifs (cyclisme, puis courses automobile) et pionniers de l'aviation : leur société « Avions Farman Frères », fondée à Boulogne-Billancourt en 1912, a produit plus de 4 000 avions pendant la Première Guerre mondiale.
1919 : le lancement. Après l'armistice, Henri Farman profite du Salon de Paris d'octobre 1919 pour lancer la marque Automobiles Farman dans les usines de Billancourt. La première voiture, la A6, est une 40 HP de grand luxe : moteur 6 cylindres en ligne de 6,6 L en aluminium, arbre à cames en tête, 108 ch, réputé pour son silence — un niveau de finition « aéronautique ». Elle est dessinée par l'ingénieur Charles Waseige et concurrence l'Hispano-Suiza H6, la Renault 40 CV, la Delage CO, l'Isotta-Fraschini Tipo 8 ou la Rolls-Royce Silver Ghost.
Production sur commande. Chaque voiture est réalisée exclusivement sur commande, avec des carrosseries uniques de grands carrossiers parisiens (Jean Gaborit, Million-Guiet). La clientèle compte des rois et célébrités : Pearl White, l'aviateur Charles Nungesser, le Shah d'Iran ou le roi du Maroc. Le slogan de la marque : « Une voiture roule, une Farman glisse ». En 1921, la A6B innove avec des freins assistés sur les quatre roues ; en 1927 apparaît la NF au moteur de 7,1 L.
1931 : la fin. La crise de 1929 frappe durement le marché du luxe : après environ 125 à 130 voitures produites en une dizaine d'années, Farman abandonne l'automobile début 1931 et se recentre sur l'aéronautique — avant la nationalisation de 1936 (qui donnera la SNCAC).
Les Farman d'époque sont aujourd'hui des voitures de collection rares et prisées ; un exemplaire est exposé à la Cité de l'automobile de Mulhouse.
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1919- |
Fendt
L'histoire de Fendt 🚜
Fendt est un constructeur allemand de machines agricoles, emblématique de ses tracteurs haut de gamme, fondé à Marktoberdorf, en Allgäu (Bavière). La famille Fendt, dont l'histoire remonte à environ 350 ans, était connue dans la région pour la fabrication d'horloges de tour, de cordes en plomb et de violons, avec une activité agricole et un petit commerce d'équipements agricoles en parallèle.
Les débuts (années 1930)
- 1930 : Xaver Fendt fonde l'entreprise avec son frère Hermann ; Johann Georg Fendt et son fils Hermann développent le premier tracteur diesel de 6 CV avec faucheuse et charrue.
- 1937 : l'entreprise est enregistrée sous le nom « Xaver Fendt & Co., Maschinen- und Schlepperfabrik ». Dès 1938, elle propose une prise de force indépendante de l'avancement, et le F 22, premier tracteur sans châssis à moteur Deutz, sort la même année.
L'ère du « Dieselross »
Le Dieselross (« cheval diesel ») devient le produit emblématique : en 1950, 442 employés en fabriquent 2 949, et Fendt devient numéro 1 en Bavière. En 1952 naît le plus petit Dieselross, le F 12 de 12 ch. La coopération avec la coopérative bavaroise BayWa, qui distribue presque toute la production, joue un rôle clé dans ce succès.
Jalons de l'après-guerre
- 1961 : le 100 000ᵉ tracteur Fendt est produit.
- 1968 : le Fendt 3S introduit la « Turbomatik », une innovation de transmission.
- 1976 : introduction des gros tracteurs Favorit jusqu'à 150 ch.
- 1985 : Fendt devient numéro 1 des immatriculations de tracteurs en Allemagne de l'Ouest (18,4 % de parts de marché). (La révolution Vario (1995)
Le bureau d'études planche depuis les années 1970 sur une transmission à variation continue. Aboutie en 1995, la transmission Vario est présentée à l'Agritechnica de Hanovre sur le Fendt 926 Vario — le premier grand tracteur au monde à transmission entièrement continue, passant de 0 à 50 km/h sans changer de rapport ni rupture d'effort de traction. C'est un succès commercial malgré un prix élevé, et la gamme s'étend ensuite aux séries 700, 400 puis 800. Le rachat par AGCO (1997)
En 1996, les cinq héritiers de Xaver et Hermann Fendt décident de vendre l'entreprise familiale ; début 1997, toutes les actions passent au groupe américain AGCO. Fendt devient la marque premium du groupe, qui comprend aussi Massey Ferguson et Valtra.)
Fendt aujourd'hui
- 2009 : avec le Vario sur la série 200, Fendt devient la première (et seule) marque au monde à offrir une transmission continue sur toute sa gamme, de 70 à 360 ch.
- 2016 : la 250 000ᵉ transmission Vario est produite ; lancement du puissant Fendt 1000 Vario et nouvelle couleur « natural green ».
- 2018 : Fendt est la marque leader du marché européen des tracteurs (24,2 % de parts en Allemagne
- La gamme s'est élargie au-delà des tracteurs : moissonneuses-batteuses, automotrices d'ensilage, presse, téléscopiques, semoirs et solutions Smart Farming.
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1953- |
Ferguson
L'histoire du tracteur Ferguson 🚜
Harry Ferguson (1884–1960), fils de fermier né près de Dromore en Irlande du Nord (à l'époque Irlande), quitte la ferme familiale pour travailler dans le garage de son frère. Inventeur touche-à-tout, il devient en 1909 le premier Irlandais à construire et piloter son propre avion, puis se lance dans la vente d'automobiles et de tracteurs
La genèse : le relevage trois points
- 1917–1919 : Ferguson conçoit une charrue spécialement adaptée au tracteur Fordson F, avec un attelage « duplex » à deux points, fabriqué avec les frères Sherman aux États-Uni
- 1926–1928 : après des années de recherche entre systèmes mécaniques et hydrauliques, il brevette le relevage hydraulique trois points (brevet britannique du 3 juillet 1928) — deux bras inférieurs et un bras supérieur, qui rendent le tracteur et l'outil véritablement solidaires, avec contrôle automatique de profondeur et transfert de poids. C'est l'invention la plus importante de l'histoire du tracteur agricole : elle équipe encore aujourd'hui la quasi-totalité des tracteurs du monde Du prototype à la production
- 1933 : « Black Tractor », le prototype noir construit à Belfast, premier tracteur intégrant le système Ferguson.
- 1936 : premier tracteur de série, le Ferguson-Brown modèle A (ou Ferguson Type A), fabriqué à Huddersfield chez David Brown — premier tracteur au monde avec relevage hydraulique trois points. Les ventes restent modestes et le partenariat avec David Brown se dissout en 1939 (Le tournant Ford
En 1938, Ferguson fait une démonstration à Henry Ford à Dearborn. Ça click : le Ford-Ferguson 9N sort en juin 1939 — tracteur léger (~1 100 kg), moderne, doté du système Ferguson, vendu en très grands nombres. La collaboration se termine brouillée : Ford sort le 8N en 1947 avec un attelage très proche, ce qui vaut à Ferguson un célèbre procès, finalement réglé en 1952 (Ferguson seul, puis Massey Ferguson
Ferguson s'installe alors aux États-Unis et produit ses propres tracteurs à Détroit : le TE20 (« Little Grey Fergie ») est fabriqué à Coventry en Angleterre dès 1946 et devient un succès mondial de l'après-guerre. En 1953, Ferguson fusionne avec Massey-Harris pour former Massey-Harris-Ferguson, puis Massey Ferguson en 1958 — le Ferguson 35 (puis MF 35) devenant une légende, désormais en rougeFerguson, lui, n'a jamais cessé d'innover : il a aussi développé la première Formule 1 à quatre roues motrices, la Ferguson P99, et le système de traction intégrale du Jensen FF
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1946-1956 |





