Ballot
Ballot
Ballot, constructeur automobile français 🚗
Ballot est un constructeur automobile français de la première moitié du XXᵉ siècle, fondé par les frères Édouard et Maurice Ballot au début des années 1900 (1903-1905 selon les sources), au 39 boulevard Brune à Paris 14ᵉ
Les grandes étapes
- Première Guerre mondiale : Ballot fournit à l'armée française des moteurs d'avions, de camions, de groupes électrogènes et de navires
- 1919 – l'entrée en compétition : le pilote René Thomas convainc Maurice Ballot de construire des voitures de course. L'ingénieur suisse Ernest Henry, transfuge de Peugeot, conçoit des monoplaces à 8 cylindres en ligne, double arbre à cames en tête et 32 soupapes — très avancées pour l'époque
- 1921 – le tournant tourisme : premières voitures de tourisme, avec les modèles 2LS (sportive), 2LT et sa variante sportive 2LTS, puis les RH 8 cylindres .
- 1931 – le déclin : la crise économique frappe, les moteurs deviennent insuffisants pour des berlines lourdes ; Ballot est racheté par Hispano-Suiza (modèle HS26) et disparaît en 1938
Le palmarès en course 🏆
- 3 pole positions consécutives aux 500 miles d'Indianapolis (1919, 1920, 1921), avec René Thomas (2ᵉ en 1920) puis Ralph DePalma
- Victoire au premier Grand Prix d'Italie en 1921 à Brescia avec Jules Goux, doublé avec Jean Chassagne
- Coppa Florio 1921, Coupe de Pérouse 1925, Grand Prix du Savio 1926, et de nombreuses victoires en courses de côte
La renaissance ✨
En 2021, un groupe industriel familial a fait renaître la marque « Ballot Automobiles » en hommage aux fondateurs, avec des répliques « années 1920 » à motorisation électrique (Grand Prix et Phaéton), destinées au cinéma, à l'événementiel et aux particuliers
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1921 |
Sous-catégories
Ballot 3/8 LC
La Ballot 3/8 LC (1920) — une légende de l'après-guerre
Origine. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les Grands Prix européens sont suspendus jusqu'en 1921. Le Français René Thomas convainc alors Édouard-Maurice Ballot, patron d'un petit constructeur parisien de moteurs, de construire une voiture de course pour l'Indy 500, alors la course la plus lucrative du monde. L'ingénieur Ernest Henry — ancien de l'équipe des « Charlatans » qui avait quitté Peugeot avec Goux, Boillot et Zuccarelli — rejoint Ballot début 1919 et conçoit la voiture en à peine 101 jours nées à 60° : environ 110 ch et 180 km/h. La carrosserie est très effilée, avec fond plat complet et roue de secours logée dans la queue — d'une modernité aérodynamique remarquable pour l'époque
Palmarès. Quatre châssis furent construits. En 1920, trois voitures sont engagées à Indianapolis avec DePalma, Chassagne et Thomas : elles finissent 2e, 5e et 7e. En 1921, le châssis 1006 (Chassagne) abandonne en tête du Grand Prix de France au Mans, puis Jules Goux remporte sur une 3/8 LC le Grand Prix d'Italie 1921 — première victoire de l'histoire de cette épreuve. La voiture court encore à Indy en 1922 (3e avec Eddie Hearn)
Épilogue. La réduction de la cylindrée à 2 litres pour 1923 pousse Ballot à quitter la compétition pour se consacrer aux voitures routières. Ironie de l'histoire, la marque sera absorbée par Hispano-Suiza en 1932. Quant à Ernest Henry, longtemps spolié au profit de Marc Birkigt dans la querelle de paternité des moteurs à double arbre à cames, il est aujourd'hui reconnu comme le vrai génie de cette architecture
Les trois exemplaires survivants sont aujourd'hui des pièces de musée très cotées — le châssis 1006, jamais entièrement restauré, a été présenté au Concorso d'Eleganza Villa d'Este 2017 et proposé en vente chez Gooding/Christie's à Rétromobile
