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Austin-Healey 100

Austin-Healey 100

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Histoire de l'Austin-Healey 100

Les origines (1952)
L'Austin-Healey 100 est née au salon de l'automobile de Londres d'Earls Court en octobre 1952. Donald Healey, constructeur indépendant britannique, y présente un prototype baptisé « Healey 100 » (nommé ainsi car il visait les 100 mph, soit environ 160 km/h). Le prototype, dessiné par Gerry Coker et construit sur une base de mécanique Austin A90 Atlantic, suscite un tel enthousiasme que Leonard Lord, patron d'Austin (groupe BMC), signe un accord avec Healey dès le salon pour la produire en série sous le nom d'Austin-Healey.

Austin-Healey 100/4 (BN1, 1953-1955)
La version de série conserve le moteur 4 cylindres de 2 660 cm³ de l'A90, développant environ 90 ch. Elle est reconnaissable à sa calandre verticale et à son pare-brise rabattable. En 1953, Donald Healey et son fils Geoffrey établissent des records de vitesse sur le Bonneville Salt Flats avec une version suralimentée dépassant 200 mph. La BN2 (1955-1956) apporte une boîte 4 rapports avec overdrive sur les deux derniers rapports.

100 Six (BN4, 1956-1959)
La voiture évolue avec un moteur 6 cylindres de 2 639 cm³, une carrosserie légèrement allongée et, d'abord, des sièges 2+2 à banquetnette arrière (mais un roadster 2 places, la BN6, revient en 1958). La puissance passe à 102 ch puis 117 ch.

3000 (1959-1967)
Le moteur passe à 2 912 cm³ (d'où le nom « 3000 »), avec freins à disques à l'avant dès 1960. Les versions Mk I, Mk II (avec tri-carburateurs SU) et Mk III (124 ch, sellerie cuir, boîte centralisée) s'imposent en rallye — victoires notables au Liège-Sofia-Liège et au Rallye de Monte-Carlo, avec des pilotes comme Pat Moss (sœur de Stirling).

La fin (1967-1968)
Les normes américaines de sécurité et d'émissions, marché essentiel de la marque, rendent la voiture obsolète. La production cesse en 1967 après environ 74 000 exemplaires de la « grosse » Healey. Donald Healey tente une succession avec l'Austin-Healey Sprite puis le projet abandonné d'une 4000.

Héritage
La lignée 100/3000, surnommée la « big Healey », incarne le roadster sportif anglais des années 50-60 : brut, sonore et élégant — aujourd'hui très recherché par les collectionneurs.

Austin-Healey 100/4 BN1100/4 BN1

1953-1955

 
 
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Austin-Healey 100/4 BN1

Histoire de l'Austin-Healey 100/4 BN1

Genèse

À la fin des années 1940, Donald Healey cherche un roadster sportif à moteur standard pour rivaliser avec les Jaguar XK. Il conçoit un prototype, l'« Healey 100 » (nommé ainsi car visée des 100 mph ≈ 160 km/h), présenté au Salon de l'automobile de Londres d'octobre 1952 à Earls Court.

Le succès est immédiat : Leonard Lord, patron de la British Motor Corporation (BMC), conclut un accord en cours de salon — BMC produira la voiture en série à Longbridge. C'est la naissance de la marque Austin-Healey.

La BN1 (1953–1955)

Lancée en 1953, la 100/4 BN1 est la première version :

  • Moteur : 4 cylindres de 2 660 cm³ issu de l'Austin Atlantic, avec culasse en aluminium, environ 90 ch
  • Transmission : boîte manuelle 3 rapports avec overdrive engageable sur 2e et 3e (système unique à l'époque)
  • Châssis : structure en X avec essieu rigide à l'arrière, ressorts à lames ; suspension avant indépendante
  • Carrosserie : aluminium pour les éléments extérieurs sur une structure en acier, ailes intégralement dans les lignes de la carrosserie
  • Performances : 0 à 100 km/h en ~11 secondes, près de 180 km/h en pointe — exceptionnel pour l'époque
  • Prix : environ £850 à l'époque

Son plus grand fait d'armes : les 24 Heures du Mans 1953, où une BN1 quasi-standard terminé 12e au général (les versions légèrement préparées sont passées en endurance, notamment aux Mille Miglia et à Sebring).

Évolution

  • BN2 (1955–1956) : boîte 4 rapports, freins renforcés, carrosserie légèrement modifiée
  • 100M : version « Le Mans » avec ~110 ch, ligne d'échappement latérale et pare-brise bas — très recherchée aujourd'hui
  • En 1956, le 6 cylindres 100-6 (BN4) remplace la 100/4

Héritage

Environ 10 000 BN1 produites. Elle a fondé la lignée des « Big Healey » et reste l'une des icônes du roadster britannique des années 50, très prisée des collectionneurs.

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