L'AMC Javelin est la réponse d'American Motors Corporation (AMC) au segment des « pony cars » dominé par la Ford Mustang et la Chevrolet Camaro. Produite en deux générations (1968–1970 puis 1971–1974), c'est le seul vrai pony car du petit constructeur de Kenosha, Wisconsin
Origines (1966–1967)
- Le design dérive des prototypes AMX et AMX II présentés lors de la tournée « Project IV » d'AMC en 1966, dans le but de abandonner l'image de constructeur « économique » pour séduire une clientèle jeune et performante
- Dessinée par Dick Teague, la Javelin n'existait qu'en un seul type de carrosserie (hardtop deux portes sans montant B) avec un toit semi-fastback, AMC n'ayant pas les moyens de développer plusieurs variantes comme Ford. Teague décrivait sa silhouette comme un look « T-shirt mouillé » — des courbes voluptueuses sans excès .
- Elle est officiellement annoncée le 22 août 1967 pour l'année-modèle 1968
Première génération (1968–1970)
- Intelligent sur le prix : base à 2 482 $, soit moins que la Mustang (2 602 $). Environ 70 000 Javelins vendues la première année, dont 56 462 de millésime 1968 — bien au-delà de l'objectif de 35 000–40 000 fixé par Roy Chapin
- Motorisations : du 6 cylindres en ligne 232 jusqu'au V8 390 (315 ch), disponible en cours d'année 1968 ; le V8 343 « Typhoon » de 280 ch était le plus gros moteur au lancement
- Dérivé : l'AMX, version deux places à empattement raccourci.
Deuxième génération (1971–1974)
- Carrosserie plus agressive avec ailes élargies et becquet intégré ; le V8 401 (le plus gros moteur de l'histoire d'AMC) resta disponible jusqu'à la fin, malgré les normes antipollution qui amputaient les performances .
- Palmarès sportif : victoire en championnat Trans-Am en 1971 et 1972 (et 1976) .
- Anecdote : la Javelin AMX de 2ᵉ génération fut la première pony car utilisée comme voiture de police autoroutière par une agence américaine
La fin (1974)
La production s'arrête fin 1974, victime du premier choc pétrolier, des assurances coûteuses et de l'effondrement du marché des muscle cars. Chrysler quittait aussi le segment ; AMC misa ensuite sur le Matador coupé
Production internationale
Des Javelins furent assemblées sous licence en Allemagne, Mexique, Philippines, Venezuela et Australie, et vendues dans le monde entier (Aujourd'hui, elle reste une valeur abordable de la collection, se vendant régulièrement mieux à l'époque que les Barracuda et Challenger aujourd'hui cotées