Georges Richard
Georges Richard
Georges Richard, pionnier de l'automobile française (1863–1922)
Georges Richard, né le 9 mars 1863 à Paris et mort le 16 juin 1922 à Rouen, est un pilote automobile et entrepreneur français, figure majeure des débuts de l'industrie automobile
Des bicyclettes aux automobiles (1893–1896)
Au début des années 1890, Georges Richard et son frère aîné Félix-Maxime dit « Max » travaillent dans une entreprise de cycles. Vers 1893, ils fondent la Société des Cycles Georges Richard à Paris. Le succès au Salon du Cycle de 1893 les pousse à s'agrandir : l'entreprise devient la Société de Construction de Cycles et d'Automobiles Georges Richard Dès 1896, au 3ᵉ Salon du Cycle ouvert aux « voitures sans chevaux », ils présentent une voiturette deux places à châssis inspiré du cycle, dotée d'un monocylindre Benz de 3,5 HP et 708 cm³
La Société des Anciens Établissements Georges Richard (1897–1902)
En 1897, les frères fondent la Société des Anciens Établissements Georges Richard à Ivry-Port (banlieue parisienne), en s'inspirant des véhicules Benz . En 1900, Georges achète une licence au Belge Vivinus pour fabriquer des voiturettes . Les voitures se distinguent par leur robustesse, notamment au niveau du châssis, et l'emblème devient un trèfle à quatre feuilles
Les deux frères courent aussi avec leurs créations : 1897–1900, Georges participe à huit compétitions, obtenant une 5ᵉ place au Paris-Bordeaux 1898
L'aventure Richard-Brasier (1901–1905)
En 1901, ils s'associent au constructeur Charles-Henri Brasier : naît la marque Richard-Brasier . De cette union naissent des automobiles innovantes de 8 à 12 ch — bougies à dilatation libre, embrayage par courroie, changement de vitesses en carter étanche, et surtout un carburateur à pulvérisation et réglage automatique à débit constant. La petite entreprise artisanale devient un complexe industriel de 300 personnes .
La marque atteint son apogée sportive : victoire de Léon Théry à la Coupe Gordon Bennett en 1904 et 1905 .
La rupture (1903–1904)
Lors de la terrible course Paris-Madrid 1903, Georges Richard percute un arbre en voulant éviter un spectateur ; gravement blessé à la hanche, il est déclaré invalide à vie . Profitant de sa longue convalescence, Brasier se fait nommer dirigeant unique en 1904, résilie le contrat de Richard, garde les usines d'Ivry-Port, l'emblème du trèfle et même le nom Richard-Brasier, et intente un procès à Richard pour l'empêcher d'utiliser son propre nom. Richard gagne le procès mais n'utilisera plus jamais son nom dans l'automobile ; l'entreprise devient la « Société des Automobiles Brasier », qui disparaîtra en 1930 .
Unic : la revanche (1905–1922)
En 1905, à la suite d'une rencontre avec le baron Henri de Rothschild, Georges Richard fonde à Puteaux la Société anonyme des automobiles UNIC — « Unic » signifiant véhicules « uniques », adaptés aux besoins de chaque client . L'entreprise fabrique d'abord des voitures légères et des taxis, puis se tourne vers les camions (le camion de 3 tonnes M5C en 1922)Georges Richard meurt le 16 juin 1922 à Rouen, des suites d'un accident de voiture survené le 8 juin alors qu'il se rendait à Rouen
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1894 |
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Georges Richard Vis à Vis
Georges Richard, pionnier de l'automobile française (1863–1922)
Georges Richard, né le 9 mars 1863 à Paris et mort le 16 juin 1922 à Rouen, est un pilote automobile et entrepreneur français, figure majeure des débuts de l'industrie automobile
Des bicyclettes aux automobiles (1893–1896)
Au début des années 1890, Georges Richard et son frère aîné Félix-Maxime dit « Max » travaillent dans une entreprise de cycles. Vers 1893, ils fondent la Société des Cycles Georges Richard à Paris. Le succès au Salon du Cycle de 1893 les pousse à s'agrandir : l'entreprise devient la Société de Construction de Cycles et d'Automobiles Georges Richard Dès 1896, au 3ᵉ Salon du Cycle ouvert aux « voitures sans chevaux », ils présentent une voiturette deux places à châssis inspiré du cycle, dotée d'un monocylindre Benz de 3,5 HP et 708 cm³
La Société des Anciens Établissements Georges Richard (1897–1902)
En 1897, les frères fondent la Société des Anciens Établissements Georges Richard à Ivry-Port (banlieue parisienne), en s'inspirant des véhicules Benz . En 1900, Georges achète une licence au Belge Vivinus pour fabriquer des voiturettes . Les voitures se distinguent par leur robustesse, notamment au niveau du châssis, et l'emblème devient un trèfle à quatre feuilles
Les deux frères courent aussi avec leurs créations : 1897–1900, Georges participe à huit compétitions, obtenant une 5ᵉ place au Paris-Bordeaux 1898
L'aventure Richard-Brasier (1901–1905)
En 1901, ils s'associent au constructeur Charles-Henri Brasier : naît la marque Richard-Brasier . De cette union naissent des automobiles innovantes de 8 à 12 ch — bougies à dilatation libre, embrayage par courroie, changement de vitesses en carter étanche, et surtout un carburateur à pulvérisation et réglage automatique à débit constant. La petite entreprise artisanale devient un complexe industriel de 300 personnes .
La marque atteint son apogée sportive : victoire de Léon Théry à la Coupe Gordon Bennett en 1904 et 1905 .
La rupture (1903–1904)
Lors de la terrible course Paris-Madrid 1903, Georges Richard percute un arbre en voulant éviter un spectateur ; gravement blessé à la hanche, il est déclaré invalide à vie . Profitant de sa longue convalescence, Brasier se fait nommer dirigeant unique en 1904, résilie le contrat de Richard, garde les usines d'Ivry-Port, l'emblème du trèfle et même le nom Richard-Brasier, et intente un procès à Richard pour l'empêcher d'utiliser son propre nom. Richard gagne le procès mais n'utilisera plus jamais son nom dans l'automobile ; l'entreprise devient la « Société des Automobiles Brasier », qui disparaîtra en 1930 .
Unic : la revanche (1905–1922)
En 1905, à la suite d'une rencontre avec le baron Henri de Rothschild, Georges Richard fonde à Puteaux la Société anonyme des automobiles UNIC — « Unic » signifiant véhicules « uniques », adaptés aux besoins de chaque client . L'entreprise fabrique d'abord des voitures légères et des taxis, puis se tourne vers les camions (le camion de 3 tonnes M5C en 1922)Georges Richard meurt le 16 juin 1922 à Rouen, des suites d'un accident de voiture survené le 8 juin alors qu'il se rendait à Rouen
