Georges Irat
Georges Irat
Georges Irat, « La voiture de l'élite » (1921–1953)
Georges Irat était un constructeur automobile français spécialisé dans les voitures sportives et haut de gamme, actif de 1921 à 1953. Son slogan : « La voiture de l'élite ».
🏁 Les débuts (années 1920)
En 1921, Georges Irat crée la Société des automobiles Georges Irat à Chatou, en rachetant la marque Majola et les ateliers de Filtz & Grivolas. Il recrute Maurice Gaultier,
La marque brille alors en compétition : le pilote Maurice Rost remporte notamment le Grand Prix de Provence Sport 1926, les 12 Heures de Saint-Sébastien 1927 et une 2ᵉ place au Grand Prix du Maroc 1928 sur Georges Irat
⚙️ Crise et reprise par Ruby (1929–1938)
En 1929, la firme adopte des moteurs américains Lycoming (6 et 8 cylindres) et déménage à Neuilly. Une petite voiture conçue par Michel, le fils de Georges, s'ajoute à la gamme, mais les ventes ne suivent pas : crise financière. En 1934, la société est partiellement reprise par Godefroy et Levecque (constructeurs du moteur Ruby) et s'installe à Levallois. Y sont produits deux roadsters sportifs à traction avant : un 1 100 cm³ Ruby (qui se vend bien) et un 6 cylindres Lycoming de 2 450 cm³ (boudé). En 1938 apparaît l'OLC 3, sportive à moteur Citroën 1 911 cm³, à quatre roues indépendantes — la guerre interrompt sa production après environ 200 exemplaires
🔋 La guerre : pionnier de la voiture électrique
Face à la pénurie de carburant, Georges Irat est l'un des premiers constructeurs à se tourner vers l'automobile électrique : une voiturette conçue dès l'été 1940, présentée à la Foire de Lyon en 1941. 30–35 km/h de vitesse de pointe, 90–100 km d'autonomie sur batteries au plomb, en cabriolet ou petite fourgonnette. La production cesse fin 1942 faute de matériaux et ne reprendra pas après la guerre 🌅 L'après-guerre et la fin
Des prototypes sont montrés aux Salons de Paris 1946–1949 sans jamais entrer en production. En 1950, Georges Irat crée la Société Chérifienne George Irat à Casablanca et lance la VdB « Voiture du Bled », un véhicule type Jeep trois places à moteur Panhard arrière (610 puis 745 cm³), pensé pour l'Afrique du Nord — seul un petit nombre d'exemplaires est fabriqué jusqu'en 1953. La société produit aussi des moteurs Diesel D.O.G. pour tracteurs agricoles
En résumé : quelques milliers de voitures produites au total, une trajectoire singulière — du luxe sportif des années 1920 aux roadsters à traction avant, en passant par l'électrique pionnière de l'Occupation — avant la disparition du constructeur en 1953
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1935- |
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Georges Irat MM roadster
Le roadster Georges Irat type MM (1935)
Contexte de la marque. Georges Irat, constructeur français de voitures sportives actif de 1921 à 1953 (« La voiture de l'élite »), traverse une grave crise financière au début des années 1930. En 1934, la marque est partiellement reprise par Godefroy et Levecque, les constructeurs du moteur Ruby, et l'usine déménage à Levallois-Perret.
La naissance du MM. Présenté au Salon de Paris de 1935, le nouveau modèle à moteur Ruby marque un revirement stratégique : fini les grosses voitures coûteuses, place à une sportive légère et économique. Deux carrosseries sont proposées — roadster à une seule porte à droite, et cabriolet deux portes — et deux motorisations : le type MM (5 CV, 954 cm³, soupapes en tête) et le type MDS (6 CV, 1 097 cm³). Le MM est produit en 1935-1936, le MDS de 1935 à 1937.
Technique. Très moderne pour l'époque, le roadster MM est une traction avant surbaissée à quatre roues indépendantes (bras oscillants et ressorts hélicoïdaux à l'avant, colonettes et lames longitudinales à l'arrière). Il est animé par un 4 cylindres Ruby de 954 cm³ développant 26 ch à 3 400 tr/min, avec boîte 3 vitesses placée devant le moteur. Poids d'environ 660 kg, vitesse maximale 100-110 km/h. Cette architecture donnait à la voiture une agilité et une tenue de route exceptionnelles, compensant la modeste puissance du moteur.
Suite et héritage. Le MM rencontre un certain succès (environ 600 exemplaires du roadster MM selon certaines sources, la production totale des roadsters et cabriolets avoisinant 700 unités). Il est remplacé par la MDU à moteur Ruby de 1 078 cm³ en 1937, puis par l'<OLC à moteur Citroën 1 911 cm³ en 1938 — la guerre interrompra la production, qui ne reprendra jamais vraiment.
Côté marché. Une Georges Irat MM s'est vendue environ 30 000 € chez Osenat en mars 2017 — une valeur indicative pour un modèle rare et recherché des collectionneurs
MM roadster