Autobianchi
Autobianchi
Histoire d'Autobianchi 🚗
Autobianchi était un constructeur automobile italien, né en 1955 de la fusion de trois partenaires : Fiat, Bianchi (constructeur historique fondé en 1885 par Edoardo Bianchi) et Pirelli. L'usine fut installée à Desio, en Lombardie.
Les grandes étapes
1957 – Bianchina : premier modèle, une petite voiture chic dérivée de la Fiat 500, disponible en break, cabriolet et van. Très populaire en Italie.
1964 – Primula : modèle révolutionnaire et véritable laboratoire pour Fiat. Ce fut l'une des premières voitures italiennes à traction avant, moteur transversal et boîte de vitesses en bloc — une architecture testée ici avant d'être généralisée sur la Fiat 128 en 1969.
1965 – Autobianchi A111 : berline compacte à traction avant, le plus gros modèle de la marque, produite en petite série.
1966 – A112 : petite citadine à grand succès, ancêtre spirituel de la Lancia Ypsilon. Elle fut produite jusqu'en 1986 à plus de 1,2 million d'exemplaires et servit aussi de base aux fameuses versions Abarth.
1968 – rachat complet par Fiat : Fiat absorbe la totalité de la société.
Le déclin et l'héritage
À partir des années 1970, Autobianchi sert surtout de marque-test pour les innovations Fiat (traction avant, plates-formes modernes). En 1987, la marque devient Lancia Autobianchi, puis les modèles (comme la Y10, dérivée de l'A112) sont vendus sous le seul nom Lancia en Europe. La marque disparaît définitivement à la fin des années 1990.
Son héritage est important : Autobianchi a permis à Fiat de maîtriser la traction avant en douceur, sans toucher à l'image de la marque mère — un pari technologique qui a façonné toute l'industrie automobile italienne.
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1969-1986 |
Sous-catégories
Autobianchi A112
Autobianchi A112 (1969–1986)
L'Autobianchi A112 est une petite citadine italienne considérée comme l'une des premières « superminis » modernes d'Europe, et l'ancêtre direct de la Fiat 127 et de la Lancia Y10.
Contexte
Autobianchi était une marque née en 1955 de l'union de Fiat, Pirelli et Bianchi. La marque servait aussi de laboratoire commercial pour Fiat : on y testait des solutions avant de les appliquer aux Fiat. Ce fut exactement le rôle de l'A112.
Naissance (1969)
Présentée en mars 1969 et dessinée sous la direction de Dante Giacosa (le « père » de la Fiat 500), l'A112 adopte une configuration audacieuse pour l'époque :
- Carrosserie bicorps à hayon (3 portes), alors rare dans cette catégorie
- Moteur transversal avant et traction avant
- plateforme dérivée de la Fiat 128, mais avec le moteur 903 cm³ de la Fiat 850
- fabrication dans l'usine de Desio, près de Milan
Elle succédait à la Bianchina et visait une clientèle urbaine et féminine, avec un habitable étonnamment bon pour 3,23 m de long.
Carrière et versions
- 1969 : lancement (A112 Normale et Eleganza)
- 1971 : apparition de la mythique A112 Abarth (moteur poussé à 58 ch, suspension durcie) — devenue une voiture de culte, très recherchée aujourd'hui
- 1975, 1979, 1984 : restylages successifs (phares, pare-chocs, planches de bord), montée en puissance et en équipement
- Plus d'un million d'exemplaires produits (environ 1,25 million au total)
Particularités
- Vendue sous badge Lancia sur plusieurs marchés (Belgique, Royaume-Uni, etc.) — elle a d'ailleurs servi d'ancêtre spirituel à la Lancia Y10
- Le sigle « Elegant and unique by design » dans la communication de l'époque
- Moteurs de 903 cm³, puis 965 cm³ (58–70 ch sur les Abarth)
- Grande popularity aussi en course : les A112 Abarth ont dominé les rallyes et courses de côte en petit cylindré pendant des années
Fin (1986)
La production s'arrête en 1986, directement remplacée par la Lancia Y10 (le projet « Auto 8 »), qui reprend le concept moderne de citadine compacte à hayon initié par l'A112.
L'A112 reste aujourd'hui une voiture de collection appréciée, surtout les versions Abarth, qui atteignent des prix élevés.
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1969-1986 |
