Austin-Healey est une marque automobile britannique née de la collaboration entre Donald Healey, ingénieur et pilote, et la Austin Motor Company de Leonard Lord.
Les origines (1952)
Donald Healey construit pour le salon de l'automobile de Londres 1952 un prototype de roadster sportif, la Healey 100, motorisé par le moteur 4 cylindres de l'Austin A90. Leonard Lord, impressionné, signe sur-le-champ un accord : la voiture sera produite en série par Austin. La marque Austin-Healey est née, Healey assurant le développement et Austin la fabrication à Longbridge (Birmingham).
Les grands modèles
Austin-Healey 100 (1952–1956) — moteur 2,6 L, environ 90 ch. La 100S et la 100M « Le Mans » en dérivèrent des versions compétition. La « Bête de Birmingham » s'illustra aux 24 Heures du Mans et à Sebring.
100-Six (1956–1959) — moteur 2,6 L à culasse modifiée (parfois 6 cylindres, 101/107 ch), empattement allongé, place supplémentaire à l'arrière (option BN4/BN6).
Austin-Healey 3000 (1959–1967) — le modèle le plus célèbre, moteur 6 cylindres de 3 L (124 puis 148 ch). Les versions Mk I à Mk III (BJ8) deviennent des voitures de rallye légendaires, victorieuses entre autres au rallye de Monte-Carlo et aux Liege-Sofia-Liege. Surnommée « Big Healey », c'est aujourd'hui une collectionneuse prisée.
Austin-Healey Sprite (1958–1971) — petite voiture de sport abordable, développée avec la collaboration de la famille Healey (Geoffrey Healey en tête). La Mk I, avec ses phares fixes en hauteur, est surnommée « Frogeye » au Royaume-Uni (« Bugeye » aux États-Unis). Les Mk II et Mk III partagèrent la plateforme de l'MG Midget.
Le déclin et la fin
Le style, vieillissant et surtout non conforme aux nouvelles normes américaines (pare-chocs, émissions) — le marché américain étant vital pour la marque — conduisit à l'arrêt de la 3000 en 1967. Le Sprite cessa en 1971, après que British Leyland (fusion de BMC avec Leyland en 1968) eut rationalisé sa gamme. L'accord avec Donald Healey prit fin en 1972 ; il racheta même le droit d'utiliser le nom Healey.
Épilogue
Donald Healey décède en 1988. Sa famille et celle de Jensen (carrossier des Healey) tentèrent par la suite de relancer la marque, projet resté sans suite, les droits du nom ayant été longtemps disputés entre Austin Rover et les Healey.
Aujourd'hui, les Austin-Healey restent des icônes du roadster britannique des « années Fab
Les origines (1952) L'Austin-Healey 100 est née au salon de l'automobile de Londres d'Earls Court en octobre 1952. Donald Healey, constructeur indépendant britannique, y présente un prototype baptisé « Healey 100 » (nommé ainsi car il visait les 100 mph, soit environ 160 km/h). Le prototype, dessiné par Gerry Coker et construit sur une base de mécanique Austin A90 Atlantic, suscite un tel enthousiasme que Leonard Lord, patron d'Austin (groupe BMC), signe un accord avec Healey dès le salon pour la produire en série sous le nom d'Austin-Healey.
Austin-Healey 100/4 (BN1, 1953-1955) La version de série conserve le moteur 4 cylindres de 2 660 cm³ de l'A90, développant environ 90 ch. Elle est reconnaissable à sa calandre verticale et à son pare-brise rabattable. En 1953, Donald Healey et son fils Geoffrey établissent des records de vitesse sur le Bonneville Salt Flats avec une version suralimentée dépassant 200 mph. La BN2 (1955-1956) apporte une boîte 4 rapports avec overdrive sur les deux derniers rapports.
100 Six (BN4, 1956-1959) La voiture évolue avec un moteur 6 cylindres de 2 639 cm³, une carrosserie légèrement allongée et, d'abord, des sièges 2+2 à banquetnette arrière (mais un roadster 2 places, la BN6, revient en 1958). La puissance passe à 102 ch puis 117 ch.
3000 (1959-1967) Le moteur passe à 2 912 cm³ (d'où le nom « 3000 »), avec freins à disques à l'avant dès 1960. Les versions Mk I, Mk II (avec tri-carburateurs SU) et Mk III (124 ch, sellerie cuir, boîte centralisée) s'imposent en rallye — victoires notables au Liège-Sofia-Liège et au Rallye de Monte-Carlo, avec des pilotes comme Pat Moss (sœur de Stirling).
La fin (1967-1968) Les normes américaines de sécurité et d'émissions, marché essentiel de la marque, rendent la voiture obsolète. La production cesse en 1967 après environ 74 000 exemplaires de la « grosse » Healey. Donald Healey tente une succession avec l'Austin-Healey Sprite puis le projet abandonné d'une 4000.
Héritage La lignée 100/3000, surnommée la « big Healey », incarne le roadster sportif anglais des années 50-60 : brut, sonore et élégant — aujourd'hui très recherché par les collectionneurs.