Alpine
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🏔️ Histoire d'Alpine
Les origines (1946–1955)
L'histoire d'Alpine est celle d'un homme : Jean Rédélé, né en 1922 à Dieppe, qui reprend à 24 ans la concession Renault familiale. Passionné de compétition, il court dès 1950 sur des Renault 4CV préparées par ses soins et remporte notamment les Mille Miles en catégorie 750 cm³ en 1952 Sa première création, l'A106, habille la mécanique de la 4CV d'une carrosserie légère en aluminium — la légèreté devient la marque de fabrique d'Alpine.
La Berlinette A110 et la gloire (1962–1973)
L'entreprise décolle avec l'A110 « Berlinette » en 1962, née d'une étroite collaboration avec Renault, qui vend et entretient les Alpine dans son réseau (Alpine Média). Les voitures de Dieppe deviennent « Alpine-Renault » fin 1967, la marque représentant officiellement Renault en compétition
Les années fastes :
- 1971 : victoire au Rallye Monte-Carlo avec Ove Andersson et titre au Championnat international des constructeurs
- 1973 : triplé historique au Monte-Carlo (Andruet, Thérier, « Biche »), puis Alpine devient le tout premier Champion du Monde des Rallyes (WRC) dès sa première année d'existence, dominant Fiat de plus de 60 points
- 1978 : victoire aux 24 Heures du Mans avec l'A442B
Le déclin (1973–1995)
À son apogée, Alpine est rachetée par Renault en 1973. L'A310 ne parvient pas à égaler l'A110 en compétition, et la marque se retire progressivement des rallyes 1989 . En 1995, Renault annonce la fin d'Alpine, 40 ans après ses débuts Jean Rédélé disparaît en août 2007
Le renouveau (2012–aujourd'hui)
Le retour s'amorce en 2012 avec le concept A110-50 pour les 50 ans de la Berlinette, et la nouvelle A110 est révélée au Salon de Genève en 2017, toujours produite à Dieppe . En 2021, Renault crée la Business Unit Alpine, réunissant Alpine Cars, Renault Sport Cars et Renault Sport Racing, positionnée comme le pôle sportif et premium du groupe, avec l'ambition d'un avenir 100 % électrique — et même un retour aux 24 Heures du Mans et en Formule 1.
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1955-1963 |
Sous-catégories
Alpine A106
L'Alpine A106 — la première Alpine de l'histoire (1955–1960/63)
L'A106 est le tout premier modèle produit en série par Jean Rédélé, le jeune concessionnaire Renault de Dieppe passionné de compétition. C'est elle qui fonde la marque Alpine.
🏁 Les origines
- Entre 1952 et 1954, Rédélé développe trois prototypes de coupés sportifs sur base de Renault 4CV. Le deuxième, exposé au salon de New York 1954, devait être produit aux États-Unis sous le nom « The Marquis », mais le projet avorte.
- Après cet échec américain, son beau-père Charles Escoffier et les frères Chappe (Chappe et Gessalin), spécialistes des carrosseries en matière plastique, l'aident à construire un sportif de série. 🚗 Naissance de la marque
- Été 1955 : trois A106 « Mille Miles » peintes en bleu, blanc et rouge sont présentées à Renault (à Pierre Dreyfus) dans la cour de l'usine de Billancourt, puis offertes au constructeur.
- La même année, Rédélé fonde la « Société des Automobiles Alpine » à Dieppe et présente l'A106 Coach au Salon de Paris.
- Le nom vient du « A » d'Alpine et des « 106 » des références de type mine de la 4CV (1060, 1062, 1063).
🔧 Technique
- Coupé à moteur arrière construit sur la plateforme et la mécanique de la Renault 4CV, avec une carrosserie en polyester/fibre de verre très moderne pour l'époque, signée Chappe et Gessalin.
- Options sportives rares : suspension « Mille Miles » à quatre amortisseurs arrière et boîte 5 vitesses sous licence, quasi inédite dans cette catégorie.
- Un cabriolet dessiné par Giovanni Michelotti apparaît en 1957, dont la production chevauche avec celle de l'A108 (1958).
🏆 Compétition et héritage
- Production confidentielle : environ 251 exemplaires assemblés à la main jusqu'en 1960, plus 40 sous licence chez Gillet Herstal en Belgique.
- Son philosophy — légèreté, moteur arrière, carrosserie plastique — pose les bases de la lignée A108 puis A110, la reine des rallyes des années 1970.
Petite production, grande histoire : l'A106 a fait d'Alpine une marque à part entière, même si sa successeurse la A110 l'a éclipsée dans la mémoire collective.
