Lola Cars est un constructeur britannique de voitures de course, fondé en 1958 par l'ingénieur Eric Broadley, d'abord installé à West Byfleet (Surrey) puis à Huntingdon (Cambridgeshire) à partir de 1970. Le nom « Lola » viendrait de la chanson Whatever Lola Wants, Lola Gets de la comédie musicale alors à la mode
Les grandes étapes
Années 1960 — l'ascension : Lola devient l'un des grands constructeurs britanniques de voitures de course « clients », aux côtés de Lotus, BRM, Cooper et McLaren. La Lola Mk6 (1963) est conçue avec Ford, et Lola permet à Honda de remporter sa toute première victoire en F1 en 1967. La T70 (Spyder et Coupé), sa voiture la plus célèbre, domine la CanAm et l'endurance.
Indianapolis : Graham Hill gagne les 500 Miles d'Indianapolis 1966 sur Lola T90 — Lola devient la deuxième firme britannique à gagner l'épreuve. Deux autres victoires suivront : Al Unser en 1978 et Arie Luyendyk en 1990.
Années 1970-80 : succès en Formule 5000, Formule 2/3000, et présence en F1 via des écuries clientes (Larrousse, Scuderia Italia). Des pilotes comme John Surtees, Jackie Stewart, Mario Andretti ou Nigel Mansell gagnent au volant de Lola.
1997 — le fiasco MasterCard Lola : l'entrée en Formule 1 avec sa propre écurie tourne court (une seule course), ruinant l'entreprise qui est rachetée par Martin Birrane.
2000-2012 : retour en grâce avec cinq victoires LMP2 au Mans entre 2000 et 2007, et des partenariats avec Nissan,MG et Aston Martin (LMP 2008-2010). L'entreprise cesse ses activités en octobre 2012, après une mise en liquidation
2022 — renaissance : la marque est rachetée par le pilote et homme d'affaires Till Bechtolsheimer, qui ouvre un « nouveau chapitre » — Lola conçoit aujourd'hui notamment des châtablis pour l'endurance (retour au Mans en LMH avec Cadillac) L'héritage de Lola reste très visible : les T70 et T290 courent encore en courses historiques (VHC), et sa formule de « constructeur de châssis clients » a servi de modèle à toute une génération d'écuries privées