Iso est un constructeur automobile et motocycliste italien, disparu en 1974, passé de l'électroménager aux motos, puis de la microcitadine Isetta aux supercars de luxe.
1939–1948 : des réfrigérateurs aux deux-roues
Renzo Rivolta fonde en 1939 à Gênes la société Isothermos, qui fabrique des réfrigérateurs et chauffe-eau. L'usine est transférée à Bresso (banlieue de Milan) en 1942. Après la guerre, l'entreprise se reconvertit dans les scooters, motos et triporteurs (Furetto 1948, Isoscooter 1950, Isocarro, Isomoto...).
1953 : l'Isetta, la « voiture-œuf »
En 1953, Rivolta crée Iso Autoveicoli SpA et présente la minuscule Isetta au salon de Turin : forme ovoïde, porte frontale unique englobant pare-brise et volant, moteur bicylindre de 250 cm3 dérivé d'une moto. Boudée en Italie face à la Fiat 500 (production arrêtée dès 1955), elle est fabriquée sous licence par BMW (grand succès allemand), Velam en France, Romi au Brésil, et en Grande-Bretagne ou en Espagne. En France, on la surnommait le « pot de yaourt » ; Elvis Presley et Cary Grant en ont possédé une.
1962–1974 : l'ère des GT de luxe
Iso devient Iso Rivolta en 1962 et se lance dans les voitures de grand tourisme haut de gamme, avec la recette « châssis et style italiens + V8 américain » :
Iso Rivolta GT 300 (1962) : coupé 4 places dessiné chez Bertone par Giugiaro, technique de Giotto Bizzarrini, V8 Chevrolet Corvette de 300 ch.
Grifo (présentée à Turin 1963, livrée dès 1965) : sportive dessinée par Bertone et développée par Bizzarrini (qui quittera la marque en 1964), avec des V8 Chevrolet jusqu'à 7,4 L. La version course A3C — dont un exemplaire appartint à Johnny Hallyday — rivalisait avec les Ferrari et Maserati de l'époque. Suivent la Fidia, la Lele...
À la mort de Renzo en 1966, son fils Piero Rivolta prend les commandes ; Iso s'implique même brièvement en Formule 1
Le déclin
Le premier choc pétrolier et la crise du marché des supercars, ajoutés aux coûts de développement et aux difficultés d'exportation, mènent à la faillite : Iso cesse la production automobile en 1974, après moins de 2 000 sportives construites. Après 1974
Plusieurs tentatives de renaissance (prototypes Grifo 90 en 1993 et Grifo 96, avec Dallara, Gandini et un V8 Callaway) échouent. En 2020, la marque annonce son retour avec la GTZ, une supercar en seulement 19 exemplaires.
Aujourd'hui, les Iso Rivolta et Grifo sont des classiques très recherchés des colle