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Hanomag

Hanomag

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Hanomag — histoire d'une légende industrielle allemande

Hanomag (Hannoversche Maschinenbau AG) était une entreprise allemande de Hanovre, spécialisée dans les locomotives à vapeur, les automobiles, les tracteurs, les camions et les engins de chantier.

🏭 Origines (1835–1871)

Tout commence le 6 juin 1835, quand Georg Egestorff fonde à Linden (aujourd'hui quartier de Hanovre) une fonderie et fabrique de machines. L'entreprise produit des machines à vapeur agricoles, puis sa première locomotive en 1846 pour la ligne Lehrte–Hildesheim. Après le rachat par le financier Bethel Strousberg puis sa revente, un consortium bancaire fonde le 10 mars 1871 la Hannoversche Maschinenbau AG. Hanomag devient l'un des plus grands constructeurs de locomotives d'Europe, livrant notamment la Prusse et le grand-duché d'Oldenbourg. 

🚗 Automobiles et tracteurs (1905–1939)

  • 1905 : début des véhicules de chantier, puis de transporteurs en 1912. 
  • 1924 : premier tracteur, le WD 26, et lancement des voitures de tourisme — dont la célèbre 2/10 PS surnommée « Kommißbrot » (pain de ration militaire) pour sa forme. Environ 100 000 voitures seront produites jusqu'en 1951. 
  • 1928 : premiers tracteurs diesel (RD 36) et retour aux bénéfices ; la division ferroviaire est cédée à Henschel à la fin des années 1920. 
  • 1931 : lancement de la production de camions.
  • Entre 1939 et les années 1950, Hanomag est le leader allemand du tracteur agricole. =

⚔️ Seconde Guerre mondiale

Sous le régime nazi, la production bascule vers l'armement : véhicules militaires, canons antiaériens, semi-chenillés (le célèbre SdKfz 251 dit « Hanomag » par les Alliés) et, au sein du consortium MNH, le char Panther et le Jagdpanzer V. L'usine de Linden est bombardée ; le consortium est dissous en 1945.

📉 Déclin et démantèlement (années 1950–1970)

  • 1951 : fin de la division automobile. 
  • 1952 : rachat par le groupe sidérurgique Rheinstahl, qui en fait un acteur majeur du tracteur et du camion. 
  • 1969 : fusion des divisions poids lourds avec Henschel → Hanomag-Henschel ; faillite dès 1970, reprise par Daimler-Benz en 1971. Les modèles sont rebadgés Mercedes-Benz et produits jusqu'en 1978. 
  • 1974 : la division tracteurs est vendue à Massey Ferguson. 
  • 🚜 La fin : de Hanomag à Komatsu (1980–aujourd'hui)

En 1980, la holding IBH de Horst-Dieter Esch absorbe Hanomag dans son ambition de créer le premier groupe mondial d'engins de chantier — l'aventure s'achève en 1984 par la faillite et un procès. L'entreprise renaît grâce aux entrepreneurs Gassmann et Papenburg, devient Hanomag AG en 1988, puis le japonais Komatsu entre au capital en 1989 et prend le contrôle total en 2002 (Komatsu Hanomag GmbH). L'usine de Hanovre produit toujours des chargeuses et des pelles sur pneus, sous le nom de Komatsu Germany GmbH depuis 2016 — le nom Hanomag a disparu, mais le mythe vit à travers les collections de tracteurs, voitures et camions restaurés. 

 

VÉHICULES MILITAIRES

Hanomag Schützenpanzerwagen Sd.Kfz. 251Schützenpanzerwagen Sd.Kfz. 251

1939-1945

 

 

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Hanomag Schützenpanzerwagen Sd.Kfz. 251

Hanomag Sd.Kfz. 251 — Schützenpanzerwagen

Le Sd.Kfz. 251 (Schützenpanzerwagen, littéralement « véhicule blindé de transport de troupe ») est un semi-chenillé allemand de la Seconde Guerre mondiale, produit principalement par Hanomag (châssis et caisse) avec la superstructure fournie par Büssing-NAG.

📜 Origines et conception

  • Débuté au milieu des années 1930, dans le cadre du programme de motorisation de la Wehrmacht, fondé sur la doctrine de la guerre blindée (Blitzkrieg) : l'infanterie devait suivre les Panzers au même rythme.
  • Développé à partir du châssis du tracteur d'artillerie Sd.Kfz. 11 (Hanomag HL kl 3), version allongée à trois essieux pour transporter une escouade de 10 hommes (un groupe de combat panzergrenadier).
  • Adopté en 1938–1939, il devient le véhicule emblématique de la Panzergrenadier-Divisionen.

⚙️ Caractéristiques

  • Semi-chenillé : roues avant directrices, chenilles à l'arrière — bon compromis route/tout-terrain.
  • Blindage de 6 à 14,5 mm, incliné, open-top (toit ouvert).
  • Moteur Maybach HL42 TUKRM, ~100 ch, ~52–53 km/h sur route.
  • Armement : généralement 1 à 2 MG34 ou MG42, parfois armes plus lourdes sur versions spécialisées.
  • Équipage : 2 (chef + conducteur) + 10 passagers.

🛠️ Versions (Ausführung A à D)

Environ 23 variantes officielles, dont :

  • Sd.Kfz. 251/1 : transport de troupes standard (blindé personnel).
  • 251/10 : véhicule de commandement avec canon antichar Pak 36 de 37 mm.
  • 251/9 « Kanonenwagen » : appui-feu avec canon court de 75 mm (surnommé Stummel, « moignon »).
  • 251/16 : lance-flammes.
  • 251/17, /21, /22 : DCA (2 cm, 37 mm) et chasseur de chars avec Pak 40 de 75 mm.
  • Ambulances, ateliers, poseurs de ponts, transport de munitions, observation d'artillerie...

🏭 Production et usage

  • Fabriqué à environ 23 000 exemplaires entre 1939 et 1945 par Hanomag, Büssing-NAG, Weserhütte, Wumag et autres.
  • Utilisé sur tous les fronts : Pologne (1939), France (1940), Balkans, Afrique du Nord, URSS, Normandie, jusqu'à la défense du Reich en 1945.
  • Symbole de la tactique combinée allemande : il permettait aux panzergrenadiers de combattre embrassés ou débarqués, tout en offrant mitrailleuses et mobilité.
  • Un exemplaire capturé servit de base à une copie britannique sans suite réelle.

🧩 Héritage

Le Sd.Kfz. 251 est souvent considéré comme l'ancêtre conceptuel du transport de troupes blindé moderne (IFV). Sa combinaison mobilité / protection / appui-feu préfigure le M113 soviétique-américain d'après-guerre... plus précisément le M3 Halftrack américain et le BTR soviétique dans l'esprit, sinon dans la forme. Il reste aujourd'hui l'un des véhicules les plus reconnaissables et collectionnés de la Seconde Guerre mondiale, avec quelques exemplaires restaurés en état de marche dans des musées.

 
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