DeLorean Motor Company
DeLorean Motor Company
Histoire de la DeLorean Motor Company 🚗
Le fondateur : John DeLorean
John Zachary DeLorean, figure brillante de General Motors (il a contribué à créer la Pontiac GTO et d'autres modèles emblématiques), quitte son poste de vice-président en 1973. Il fonde la DeLorean Motor Company (DMC) le 24 octobre 1975 à Détroit, avec l'ambition de construire une voiture de sport éthique, sûre et durable, à contre-courant des grosses berlines américaines.
Le financement
DeLorean lève des fonds de façon atypique : prêts de la Bank of America, investisseurs privés et même des célébrités comme Johnny Carson et Sammy Davis Jr. Après avoir envisagé l'Irlande et Porto Rico, il installe son usine à Dunmurry, près de Belfast (Irlande du Nord), grâce à plus de 100 millions de dollars de subventions britanniques — l'objectif étant aussi de créer des emplois dans une région en crise.
La DMC-12 (1981–1983)
Le modèle unique de la marque est dessiné par le célèbre Giorgetto Giugiaro (aussi auteur de la Lotus Esprit) : coupé à carrosserie en acier inoxydable brut, portes papillon (clin d'œil à la Mercedes 300SL), moteur V6 PRV franco-suédois de 130 ch. La production démarre le 21 janvier 1981 ; environ 8 583 exemplaires seront construits jusqu'à fin 1982/début 1983.
La chute
Le seuil de rentabilité (10 000 à 12 000 voitures/an) n'est jamais atteint ; les premières voitures souffrent de défauts d'assemblage et les performances sont jugées décevantes. Le 19 octobre 1982, John DeLorean est arrêté par le FBI dans une opération sous couverture pour tentative de trafic de cocaïne — il cherchait des fonds pour sauver son entreprise. Il sera acquitté en 1984 (provocation policière), mais trop tard : la faillite est prononcée le 26 octobre 1982, emportant 2 500 emplois. La postérité : « Retour vers le futur »
C'est après sa mort commerciale que la voiture devient une icône mondiale : la trilogie Retour vers le futur (1985–1990) en fait une machine à voyager dans le temps. Un cas unique de « monumental raté » devenu mythe de la pop culture. Renaissance
En 1995, un entrepreneur texan rachète le stock de pièces, les droits et la marque, créant la DeLorean Motor Company of Texas, qui restaure les DMC-12 existantes. Des projets de relance ont été annoncés : un modèle électrique (DMC-EV, 2011–2012), puis en 2016 une production « neuve » d'environ 300 exemplaires modernisés (moteur remplaçant le PRV, prix annoncé > 80 000 $), grâce à une législation américaine assouplie pour les petites séries de véhicules anciens.
En résumé : une entreprise née d'un rêve d'ingénieur star, morte en sept ans dans le scandale, mais devenue grâce au cinéma l'une des silhouettes les plus célèbres de l'histoire automobile.
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1981- |
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DeLorean Motor Company DeLorean DMC-12
Histoire de la DeLorean Motor Company et de la DMC-12
🏭 La naissance de l'entreprise (1973-1978)
John DeLorean, ancien cadre brillant de General Motors (il y a dirigé Pontiac et Chevrolet), fonde la DeLorean Motor Company (DMC) en octobre 1975 à Détroit. Après avoir gravi les sommets de l'industrie automobile américaine, il décide de créer sa propre voiture : un coupé sportif, sûr, économe et éthique, en rupture avec les géants de Detroit.
Pour financer et produire le projet, il fait un coup de poker diplomatique :
- Irlande du Nord : en 1978, il obtient du gouvernement britannique (alors dirigé par Margaret Thatcher et son prédécesseur James Callaghan) plus de 100 millions de livres de subventions pour construire une usine à Dunmurry, près de Belfast — dans une zone sinistrée par le chômage et le conflit nord-irlandais, à cheval entre quartiers catholiques et protestants.
- Il rassemble aussi des investisseurs de Hollywood, de la finance et même des personnalités comme Johnny Carson et Sammy Davis Jr.
🚗 La DMC-12 (1981)
Conçue par le célèbre styliste Giorgetto Giugiaro (Italdesign), la voiture devient une icône avant même d'exister :
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Corps | Acier inoxydable brut, non peint (SS304), avec panneaux sur monocoque en composite (PRV) |
| Portes | Papillon (gullwing doors) |
| Moteur | V6 PRV 2,8 L (Peugeot-Renault-Volvo), ~130 ch (europ.), placé en position centrale-arrière |
| Boîte | Manuelle 5 rapports ou automatique 3 rapports (Renault) |
| Châssis | Développé par Colin Chapman (Lotus), très inspiré de la Lotus Esprit |
| Prix | Environ 25 000 $ (très cher pour l'époque, ~12 000 $ prévus initialement) |
Les performances étaient modestes (0 à 100 km/h en ~9-10 s), et la qualité de fabrication des premiers exemplaires fut critiquée. Environ 9 000 voires furent produites entre janvier 1981 et fin 1982 (environ 9 200 au total selon les comptages).
💥 Le déclin (1982)
La DMC-12 se vend mal : prix élevé, dollar faible, récession, retards. DeLorean cherche désespérément de nouveaux capitaux. En octobre 1982, il est arrêté à Los Angeles dans une affaire de trafic de cocaïne — il sera acquitté en 1984 (manipulation / entraînement de la DEA reconnu par les jurés), mais la société, mise en liquidation, ferme ses portes fin 1982. John DeLorean n'a jamais été condamné dans cette affaire, mais il fera ensuite face à des poursuites financières (fraude fiscale dont il est acquitté, litiges avec la justice britannique). Il meurt en 2005.
🎬 La renaissance par Hollywood
En 1985, Steven Spielberg et Robert Zemeckis transforment l'échec commercial en mythe : la DMC-12 devient la DeLorean temporelle de Retour vers le futur (Back to the Future), avec le "condensateur de flux" et son fameux 88 miles/heure. La voiture, arrêtée trois ans plus tôt, entre définitivement dans la culture populaire.
🔧 Après DMC
- Le stock de pièces et l'outillage furent rachetés ; une entreprise basée à Humble, Texas ("DeLorean Motor Company" nouvelle génération) a longtemps entretenu et restauré les DMC-12 avec les pièces d'origine (NOS).
- En 2022, une société Delorean Motors Reimagined a annoncé un projet de voiture électrique moderne, l'Alpha5, perpétuant la marque.
En résumé
- Une voiture unique : carrosserie inox + portes papillon, dessin de Giugiaro, ingénierie Lotus
- Un échec commercial et financier retentissant (environ 9 200 exemplaires produits)
- Un sauvetage culturel par le cinéma, qui en fait l'une des voitures les plus reconnaissables au monde
