
Bertone Freeclimber : une curieuse alliance italo-nippo-allemande
Le Freeclimber est l'un des véhicules les plus méconnus de Bertone, célèbre carrossier et styliste turinois
Contexte et origine. À la fin des années 1980, Bertone cherchait des contrats de production industrielle pour occuper son usine de Grugliasco, dans la banlieue industrielle de Turin. Un accord fut conclu avec Daihatsu : Bertone allait produire et commercialiser sous sa propre marque une version retravaillée du Daihatsu Rugger (vendu ailleurs comme Fourtrak ou Rocky), un petit 4x4 tout-terrain
Ce qui le rendait unique. Bertone a remplacé les moteurs Toyota d'origine du Rugger par des mécaniques BMW : un essence 2,0 litres et un 6-cylindres essence 2,7 litres, plus un 2,5 litres turbodiesel réservé notamment au marché français. Le style était modifié (carrosserie, grille, finitions) et l'habitacle recevait des instruments italiens Veglia, dont un inclinomètre d'origine Daihatsu. C'est un cas unique de « rebadge » japonais motorisé par BMW et assemblé en Italie
Production. Environ 2 800 exemplaires ont été assemblés entre 1989 et 1992, principalement écoulés en France et en Italie, où la marque Bertone jouissait d'une bonne image (Freeclimber II (1992–1993). Après l'arrêt de la première génération, Bertone a lancé le Freeclimber II, basé cette fois sur le petit Daihatsu Feroza/Rocky (F300) : plus court, avec une calandre modifiée à quatre phares ronds, des ailes élargies et le BMW 1,6 essence de 100 ch. Là encore, environ 2 800 unités furent produites avant l'arrêt définitif en 1993 (Wikipedia).
Aujourd'hui, c'est un collector confidentiel et très recherché par les amateurs de bizarreries automobiles — croiser un exemplaire relève de l'exploit

